Réceptif Canada: avantages et stratégies efficaces
Approches et sources d'inspiration pour voyagistes, associations, réunions et congrès au Canada et aux États-Unis.
29.7.11
Visite guidée par un gardien Haida traditionnel - SGang Gwaay Llnagaay (Ninstints) - Haida Gwaii
Quelle expérience que de découvrir un lieu du patrimoine de l'UNESCO tel que SGang Gwaay Llnagaay (Ninstints) sur l'Île Anthony au coeur du Parc National de Gwaii Haanas aux Îles de la Reine Charlotte, en compagnie d'un gardien Haida. Ce dernier nous explique comment le village à été nommé "Ninstints", le nom du chef avec lequel les commerçants européens aimaient le plus réaliser des affaires. Ce nom, les Haida l'ont plus tard modifié jusqu'à ce qu'il redevienne "SGang Gwaay Llnagaay".
Notre guide nous explique également comment les Haida étaient non seulement des artistes et bâtisseurs prolifiques, mais également des guerriers sensationnels, physiquement robustes et imposants, principalement en raison d'une alimentation offerte généreusement par les les marées montantes et descendantes. Oursins, comcombres de mer, palourdes et algues de toutes sortes figuraient habituellement au menu des habitants de ce lieu imprenable, aux confins du continent nord-américain.
Nous apprenons également comment le commerce avec les européens a considérablement affaibli les structures de gouvernance haida traditionelles basée sur la matriarchie, qui fort heureusement aujourd'hui refait surface et permet aux habitants de davantage s'affirmer dans les activités de développement communautaire contemporaines avec les ramification politiques, économiques et environmentales qui s'imposent non seulement dans ce magnifique parc national et sa réserve marine, mais également dans tous l'archipel des Îles de la Reine Charlotte.
11.5.11
Un lieu de rencontre à saveur résolument patrimoniale en Saskatchewan

Située à moins d'une heure de route de Regina et Moose Jaw, l'ancienne résidence des hommes engagés du Lieu historique national de la briquerie de Claybank offre un milieu de rencontre fascinant pour toute organisation en quête de salle de réunion pour petit groupe. La salle du conseil d'administration située au deuxième plancher de l'édifice entièrement rénové offre une ambiance professionnelle par son mobilier, dans un décor enchanteur, au pied du Coteau du Missouri.
Au plancher principal se trouve un café ouvert au public en été et un centre d'interprétation sympathique. On y sert notamment de la tarte au Saskatoon, le fruit de l'élanchier, un arbuste qui pousse abondamment en Saskatchewan. Le Saskatoon ressemble au bleuet, mais en plus rougeâtre. Il est simplement savoureux.
Si le temps le permet, les visiteurs peuvent en profiter pour visiter la briquerie historique la plus intacte en Amérique du Nord. Les briques fabriquées avec l'argile locale jusqu'à la fin des années 80 (que l'on voit sur la photo) sont renommées pour leur qualités réfractaires. Elles étaient idéales pour isoler le foyer des chaudières des locomotives à vapeur sur tout le continent à l'époque, tout comme les foyers vaisseaux à vapeur.
Les briques d'ici ont même servies à construire le plancher de lancement des fusées à Cap Canaveral. Si leur apparence distinctive vous semble familière, c'est peut-être parce que de nombreux édifices remarquables au Canada les arborent fièrement. On les retrouve dans les édifices publics à travers la Saskatchewan, notamment à Gravelbourg et Regina. Elles ont servies à construire l'Hôtel Bessborough à Saskatoon, même le Chateau Frontenac à Québec. Bien que ce dernier se prête également fort bien à l'accueuil de réunions, quoi de mieux que de découvrir le lieu qui est à l'origine des briques elles-même. Ne trouvez-vous pas?
Ne manquez pas d'assister à Heritage Day, chaque dernier dimanche du mois de juin. C'est une belle occasion de rencontre communautaire offerte par les amis de Claybank, au cours de laquelles des anciens employés effectuent des démonstrations de fabrication de briques. Ils mettent en marche certains équipements d'une autre époque assez impressionnants. Vous êtes toutes et tous invités.
Pour de plus amples informations, contactez la briquerie au 306.868.4474 ou visitez le site web: www.claybankbrick.ca
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5.4.11
Croisière en voilier en Colombie-Britannique
Difficile d'imaginer une expérience plus motivante que déployer les belles grandes voiles de notre vaisseau de 22 mètres au large des Îles-de-la-Reine-Charlotte en Colombie-Britannique. Avec 15 participants tout au plus, impossible de rivaliser avec le caractère authentique d'un véritable voyage de découverte sur la Côte Ouest canadienne. Que vous soyez à la recherche d'une expérience hors de l'ordinaire dans une région résolument magique, qui recelle en plus un site du patrimoine de l'UNESCO au coeur d'un parc national en région sauvage, ou d'un lieu imagé pour une rencontre familliale dans le cadre d'un anniversaire significatif, ou tout simplement d'une idée originale pour un mariage, nous pouvons vous aider.
21.2.11
Claude-Jean Harel découvre Gwaii Haanas - Haïda Gwaii, Colombie-Britanni...
Le Parc National et la Réserve Marine de Gwaii Haanas en Colombie-Britannique abrite des merveilles naturelles absolument paradisiaques. Il faut peu de temps pour comprendre comment les habitants Haïda de l'archipel des Îles de la Reine Charlotte ont pu y développer une société si prospère. Le territoire mérite pleinement les statuts de conservation qu'il obtient régulièrement depuis plusieurs années, particulièrement la reconnaissance à titre de Site du patrimoine mondial de l'UNESCO.
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1.2.11
Pellerinage à Windy Bay, Haida Gwaii - Îles-de-la-Reine-Charlotte
Visiter Windy bay, sur la côte est de Lyell Island, c'est un peu comme faire un pellerinage. C'est près d'ici en 1985 qu'un groupe d'ainés Haïda a bloqué l'accès aux terres ancestrales et au territoire de coupe sur lequel les compagnies à l'époque misaient pour avoir faire profiter davantage leur industrie. La campagne qu'ils ont mené a fait la une des medias à travers le monde. Elle a éventuellement mené à la création du Parc national et la réserve marine de Gwaii Haanas, à Haida Gwaii (Îles-de-la-Reine-Charlotte). Le chalet construit à cette époque dans le style des "longhouse" est ouvert aux visiteurs qui expriment le désir de le visiter auprès des "watchmen" - les gardiens des lieux - les sentinelles haïda qui veillent à la protection de ces lieux magnifiques.
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27.1.11
Visiter K'uuna Llanagaay avec les Gardiens Haïda - Skedans, Gwaii Haanas
Nous prenons la mer ce matin en direction de K'uuna Llanagaay, autrefois connue sous le nom de Skedans. Ce sera notre première impression des merveilles du Parc National, des lieux hisroriques Haïda et de la Réserve marine de Gwaii Haanas aux Îles-de-la-Reine-Charlotte. Même si techniquement K'uuna Llanagaay est situé à l'extérieur de la réserve Gwaii Haanas, le village fait partie des cinq villages Haïda effectivement sous la surveillance de membres du réseau des Gardiens Haïda, en partenariat avec Parcs Canada. Vous aurez peut-être entendu parler des "Watchmen", ces gardiens du patrimoine Haïda qui figurent souvent tout en haut des mâts totémiques Haïda que l'on peut voir ici et là. Les gardiens aujourd'hui comme autrefois, surveillent les lieux et les protège des intrusions non-autorisées.
Avant de quitter notre voilier, nous sollicitons la permission de venir visiter les lieux par radio marine. Les guardiens ne sont pas mandatés d'offrir des services d'interprétation patrimoniale aux visiteurs. Cependant, avec le temps et les visites successives de notre personnel année après année, une certaine amitié et la confiance s'installent entre les gardien et nos clients, qui sont ici par respect et admiration pour une société au patrimoine riche et diversifié.
Les mâts sculptés de K'uuna Llanagaay (Skedans) sont parmi ceux les plus affectés par les effets du climat de l'archipel. On s'attend à ce que d'ici quelques années, il ne restera que peu de signes de l'existence de ce village qui abritait à son apogée plusieurs centaines de Haida. C'est le choix de nos hôtes que de laisser la nature suivre son cours comme cela. C'est la destinée de ceux qui tirent leur subsistence de la nature, de retourner à la nature éventuellement. K'uuna Llanagaay survivra dans les souvenirs de ceux qui auront eu la chance de venir ici avant sa disparition matérielle.
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24.1.11
Voyage à l'Île Moresby, Île-de-la-Reine-Charlotte, Canada
Se rendre à l'Île Moresby au Îles-de-la-Reine-Charlotte est toujours un peu une aventure. À la sortie du traversier de Skidegate ou de l'aéroport à Sandspit, il faut emprunter un bon vieil autobus scolaire pour circuler sur les chemins établis par les les entreprises de coupe au fil des ans. Elles sont plutôt cahoteuse mais la récompense en vaut la peine. Arrivés à Moresby camp, notre voilier nous attend et envoie un zodiac prendre d'abord les bagages, et ensuite nos passagers qui vont bientôt découvir leur résidence flottante pour les 8 ou 9 prochains jours. Ils comprendront bientôt pourquoi il vaut mieux utiliser des sacs de vogages à paroi flexible plutôt que des valises. Les économies d'espaces quand on fait de la voile, c'est précieux!
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14.1.11
Festin Haida Traditionnel aux Îles de la Reine Charlotte en Colombie-Britannique
Au cours des prochaines semaines, nous vous présenterons une série de courts reportages tournés dans le cadre d'un de nos voyages en voilier aux Îles de la Reine Charlotte en Colombie-Britannique, dorénavant connues sous l'appellation Haida Gwaii. Tous seront diffusés sur notre chaine YouTube Great Excursions TV
Le reportage ci-haut documente une festin traditionnel Haida auquel nous avons été conviés avant d'embarquer sur notre voilier en direction du Parc National Gwaii Haanas. Quelle belle introduction à une culture et une société riche en histoire et en connaissances du monde qui lui a permi de prendre racine ici.
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5.1.11
La ville de New York sent un intérêt renouvellé chez les touristes
L'agence Associated Press rapporte que la ville de New York a reçu un nombre record de visiteurs en 2010. Cela fait le bonheur de l'industrie touristique dans la "Big Apple'' qui se remet toujours de la récession et de son impact sur le tourisme mondial.
Le maire Michael Bloomberg a annoncé que 48.7 millions de personnes ont visité New York l'an dernier, surpassant le record de 2008, année durant laquelle 47 millions de visiteurs étaient venues à New York.
Le maire Michael Bloomberg a annoncé que 48.7 millions de personnes ont visité New York l'an dernier, surpassant le record de 2008, année durant laquelle 47 millions de visiteurs étaient venues à New York.
16.12.10
Les chiens Husky vont à la pêche au Yukon
Si la nature et les grands espaces sont souvent cités par les voyagistes français comme étant la principale raison motivant leurs clients à venir découvrir le Canada, le Yukon et ses traditions s'incrivent profondément dans ce contexte. Les voyages d'aventure avec attelage de chiens de traineau Husky permettent mieux que n'importe quel autre mode de déplacement d'absorder cette sensation de liberté ultime à laquelle aspirent les voyageurs. Ce que ces derniers ne savent peut-être pas, c'est que programme d'entrainement des chiens est une activité qui s'échelonne sur toute une année. L'été, évidemment, offre également pour les chiens et leurs propriétaires des occasions de détente impromptues comme en témoigne ce court video montrant des husky à la pêche... mince succès mais plaisir immense!
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11.11.10
Expédition au Yukon avec attelage de chiens de traineau près de Whitehorse
Rien ne décrit aussi bien que ce petit film tourné à la volée au Yukon dans le cadre d'un de nos voyages en traineau à chiens le sentiment de liberté que peut ressentir quelqu'un qui mène un attelage de chiens husky. Nos voyages, nos aventures de 5, 8, 11 ou 15 jours permettent à nos aventuriers de découvrir un moyen de transport ancestral dans cette région du Canada qui n'a rien perdu de son charme depuis la révolution industrielle du 19ème siècle. Tout au contraire!
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1.11.10
ÎIes de la Reine Charlotte - Haida Gwaii - exemple de pratiques exemplaires en tourisme
Voici une réflexion du fondateur de Great Excursions, Claude-Jean Harel, sur l'évolution de Haida Gwaii comme destination touristique, avec les battures de Queen Charlotte City à marée basse en arrière-plan. Ce témoignage se veut le prélude à une série de reportages qui seront diffusées prochainement sur la chaîne Youtube de Great Excursions afin jeter un regard en profondeur sur l'authenticité en tourisme telle qu'elle est mise en valeurs dans ce magnifique archipel de Colombie-Britannique.
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21.10.10
Astrolab - Mont-Mégantic, Québec, Canada
J'ai eu l'occasion de visiter l'Astrolab et l'observatoire du Mont Mégantic l'hiver dernier. J'avoue que j'ai été particulièrement impressionné non seulement par le professionalisme du personnel et l'accueil réservé à tout visiteurs au Parc National, mais aussi par l'expérience touristique elle-même. Les communautés environnantes, les propriétaires de gîtes et les entreprises se sont tous donné comme mandat de mettre en valeur l'ensemble de la destination, ses habitants, ses expertises et son milieu naturel. On trouve ici matière à développer toutes sortes de produits beaux produits pouvant cibler le tourisme récréatif et le secteur des RCVM à mon avis.
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7.10.10
Resource utile pour les artisans du tourisme francophone
Dans un univers touristique où l'accès aux ressources en français demeure tout de même assez limité, TourMag.com s'illustre. Ce portail des professionnels du tourisme m'impressionne par son approche globale à l'évolution de l'industrie. Vous y trouverez les plus récent développements, nouvelles, analyses et même des reportages vidéo. Chapeau!
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22.8.10
Pour mieux comprendre le monde des affaires en Chine
L'émission Dimanche Magazine sur les ondes de la Première Chaîne de Radio-Canada a demandé aux membres de son club des auditeurs au début de l'été quel reportage ils souhaitaient ré-entendre durant la période estivale. J'avais suggéré le reportage de Sylvain Desjardins diffusé plus tôt cette année sur un investissement de la Chine au Togo qui date des années 70, et ses impacts et conséquences aujourd'hui.
Pour sa dernière de la saison estivale, l'émission a donc diffusé en reprise hier ce fascinant document de Sylvain Desjardins que j'ai apprécié surtout pour le regard qu'il porte sur une autre approche au développement économique inspiré par la quête de bénéfices mutuels qui correspondent à une réalité moins connue au Canada. Chaque partenaire y trouve son compte, et à l'aube d'une ère nouvelle suite à l'attribution du statut de destination tourisque approuvée par l'état Chinois au Canada récemment, il y a des leçons à tirer de l'approche des Chinois au commerce international.
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16.8.10
Visites et séjours dans les ranch de l'Ouest Canadien
La plupart des ranchs de l'ouest canadien et américain avec lesquels nous travaillons situent le demaine de leurs activités dans deux secteurs généraux: les séjours et les destinations avec activités thématiques .
Généralement quand on parle de séjour, il y a les ranchs d'élevage bovin qui fournissent l'hébergement. Ceux-ci sont situés loins des centres urbains, d'ou l'attrait d'offrir l'expérience ranch "totale". On vit au rythme du ranch, on découvre l'environnement et la culture locale. Les autres ranchs de ce type tiennent souvent plus de l'auberge. Ils peuvent être la propriété de familles mais sont également des entreprises plus vastes, capable d'accueillir plus d'invités avec des missions qui diffèrent de celles du ranch plus traditionel au point par exemple ou on n'y élève plus de bétail, que des chevaux comme montures pour les invités. Ils sont souvent en mesure d'accueillir un mariage ou des réunions d'affaires, avec toute une variété de services additionnels qui les rapproche des ranch de destination.
Le ranch de destination est davantage une attraction touristique qu'un ranch (qui évoque plutôt l'activité agricole). Parfois on y offre l'hébergement, mais la plupart du temps on préfère y accueillir des groupes pour des activitéès précises. Ils sont souvent situés plus près des aéroports internationaux et des grandes villes. L'authenticité demeure un facteur important en ce sens qu'on y retrouve souvent des experts, des cowboys professionnels ou des artisans qui exercent leur art sur place pour le plaisir des invités. Ces ranchs se prètent bien au développement de thématiques précises et constituent des ressources attrayantes pour les organisateurs de congrès à la recherche d'idées nouvelles.
Généralement quand on parle de séjour, il y a les ranchs d'élevage bovin qui fournissent l'hébergement. Ceux-ci sont situés loins des centres urbains, d'ou l'attrait d'offrir l'expérience ranch "totale". On vit au rythme du ranch, on découvre l'environnement et la culture locale. Les autres ranchs de ce type tiennent souvent plus de l'auberge. Ils peuvent être la propriété de familles mais sont également des entreprises plus vastes, capable d'accueillir plus d'invités avec des missions qui diffèrent de celles du ranch plus traditionel au point par exemple ou on n'y élève plus de bétail, que des chevaux comme montures pour les invités. Ils sont souvent en mesure d'accueillir un mariage ou des réunions d'affaires, avec toute une variété de services additionnels qui les rapproche des ranch de destination.
Le ranch de destination est davantage une attraction touristique qu'un ranch (qui évoque plutôt l'activité agricole). Parfois on y offre l'hébergement, mais la plupart du temps on préfère y accueillir des groupes pour des activitéès précises. Ils sont souvent situés plus près des aéroports internationaux et des grandes villes. L'authenticité demeure un facteur important en ce sens qu'on y retrouve souvent des experts, des cowboys professionnels ou des artisans qui exercent leur art sur place pour le plaisir des invités. Ces ranchs se prètent bien au développement de thématiques précises et constituent des ressources attrayantes pour les organisateurs de congrès à la recherche d'idées nouvelles.
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5.8.10
J'ai trouvé le bonheur à Haida Gwaii
Symphonie pour vagues déferlantes en été majeur sur Agate Beach à Naikoon Provincial Park, Haida Gwaii...
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18.9.09
Les cinq meilleures îles sans voitures – ou presque – du Canada
Voici un petit article intéressant préparé par la Commission canadienne du tourisme qui nous autorise à le publier:
"Laissez vos soucis de côté et naviguez vers un havre de paix.
Il n’y a rien de meilleur qu’un traversier et qu’une île pour s’éloigner – physiquement et psychologiquement – du train-train quotidien. Et c’est encore mieux si on laisse sa voiture à la maison. Après tout, la meilleure façon de découvrir une île c’est à pied ou en vélo. Voici quelques perles rares du Canada :
1. Gambier Island, en Colombie-Britannique : entourée de la chaîne de montagnes côtière, l’île Gambier donne l’impression d’être dans un autre monde, mais, en fait, elle est facilement accessible depuis Vancouver. Montez à bord du traversier en direction de Langdale à Horseshoe Bay et prenez ensuite le bateau-taxi. Passez-y le weekend à l’auberge Sea Cottage ou au Gabriels on Gambier.
2. Île-au-Canot, au Québec : à l’automne, suivez les grands sportifs québécois en Zodiac – service offert par Croisières Lachance – vers cette île du fleuve Saint-Laurent d’une superficie de 52,5 hectares (130 acres), pour faire de la traditionnelle chasse aux oies et aux dindons sauvages. Restez-y pour une nuit, ou deux, au chalet principal.
3. Les îles de Toronto, en Ontario : prenez le traversier sur la rue Bay en direction de la plus grande communauté urbaine sans voiture d'Amérique du Nord. Louez un canot ou un vélo et explorez les nombreux kilomètres de pistes pavées et de plages de sable. Prolongez votre visite en réservant une chambre à l’un des nombreux gîtes touristiques de l'île.
4. Lasqueti Island, Colombie-Britannique : Laissez votre voiture à French Creek, directement au nord de Parksville sur l’île de Vancouver, et montez à bord du traversier de Lasqueti. Dans cette communauté rurale paisible règne une atmosphère authentique de contre-culture. Faites de votre visite un séjour écologique au gîte Squitty Bay Oceanfront B&B ou au centre de villégiature hors réseau Lambert Lake Inn.
5. McNabs Island, Nouvelle-Écosse : Cette île quasi-inhabitée d’une superficie de 395 hectares (976 acres) a joué un rôle stratégique dans la défense d’Halifax durant la Deuxième Guerre mondiale. Aujourd’hui, elle fait partie d’un parc national sauvage et accidenté. Plusieurs entreprises privées offrent des services de bateau-taxi depuis divers ports dans la province. Réservez un des quelques sites de camping sauvage pour y passer plus d’une journée."
"Laissez vos soucis de côté et naviguez vers un havre de paix.
Il n’y a rien de meilleur qu’un traversier et qu’une île pour s’éloigner – physiquement et psychologiquement – du train-train quotidien. Et c’est encore mieux si on laisse sa voiture à la maison. Après tout, la meilleure façon de découvrir une île c’est à pied ou en vélo. Voici quelques perles rares du Canada :
1. Gambier Island, en Colombie-Britannique : entourée de la chaîne de montagnes côtière, l’île Gambier donne l’impression d’être dans un autre monde, mais, en fait, elle est facilement accessible depuis Vancouver. Montez à bord du traversier en direction de Langdale à Horseshoe Bay et prenez ensuite le bateau-taxi. Passez-y le weekend à l’auberge Sea Cottage ou au Gabriels on Gambier.
2. Île-au-Canot, au Québec : à l’automne, suivez les grands sportifs québécois en Zodiac – service offert par Croisières Lachance – vers cette île du fleuve Saint-Laurent d’une superficie de 52,5 hectares (130 acres), pour faire de la traditionnelle chasse aux oies et aux dindons sauvages. Restez-y pour une nuit, ou deux, au chalet principal.
3. Les îles de Toronto, en Ontario : prenez le traversier sur la rue Bay en direction de la plus grande communauté urbaine sans voiture d'Amérique du Nord. Louez un canot ou un vélo et explorez les nombreux kilomètres de pistes pavées et de plages de sable. Prolongez votre visite en réservant une chambre à l’un des nombreux gîtes touristiques de l'île.
4. Lasqueti Island, Colombie-Britannique : Laissez votre voiture à French Creek, directement au nord de Parksville sur l’île de Vancouver, et montez à bord du traversier de Lasqueti. Dans cette communauté rurale paisible règne une atmosphère authentique de contre-culture. Faites de votre visite un séjour écologique au gîte Squitty Bay Oceanfront B&B ou au centre de villégiature hors réseau Lambert Lake Inn.
5. McNabs Island, Nouvelle-Écosse : Cette île quasi-inhabitée d’une superficie de 395 hectares (976 acres) a joué un rôle stratégique dans la défense d’Halifax durant la Deuxième Guerre mondiale. Aujourd’hui, elle fait partie d’un parc national sauvage et accidenté. Plusieurs entreprises privées offrent des services de bateau-taxi depuis divers ports dans la province. Réservez un des quelques sites de camping sauvage pour y passer plus d’une journée."
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6.6.08
Répondre aux tendances du marché
(article publié initialement dans TOURISME)
Même si le planificateur touristique Jacques Drapeau n’est pas de descendance autochtone, ses commentaires bien pesés en font l’ambassadeur parfait pour le tout nouvel hôtel-musée de la nation huronne-wendat qui ouvrira bientôt ses portes à Wendake, près de Québec. Comptant 55 chambres, ce nouvel établissement quatre étoiles situé en bordure de la rivière Saint-Charles s’inspire de la culture huronne-wendat ainsi que du rapport que les Hurons-Wendat entretiennent avec le reste du monde par la nature, la spiritualité et la mythologie.
« En arrivant, on remarque tout de suite que le bâtiment se divise en deux parties : une structure en forme de tipi, où se trouve le musée, et une structure inspirée d’une maison longue, où se trouvent les chambres, le restaurant et la réception. D’une capacité de 120 personnes, le restaurant proposera un menu inspiré des traditions culinaires autochtones. L’établissement compte également des salles de réunion, plusieurs foyers conçus pour des événements spéciaux et même un salon de massage. »
Le bois est très présent, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du bâtiment. Toutes les façades du musée et de l’hôtel sont recouvertes de ce matériau naturel qui est utilisé à des fins décoratives mais également structurelles. Plusieurs troncs d’arbres bien visibles à l’intérieur servent de piliers au bâtiment. On y trouve également plusieurs ouvrages en pierre sur les fondations extérieures, dans les espaces publics à l’intérieur et sur les planchers des chambres.
« Notre environnement naturel est intégré à tous les aspects de l’hôtel, souligne M. Drapeau, dont les services d’expert‑conseil ont été retenus afin de diriger le projet. Plutôt que d’être confinés à une chambre d’hôtel, les visiteurs profitent d’un environnement très vivant. De plus, l’hôtel est situé près du "corridor des cheminots", une ancienne voie ferrée convertie en piste cyclable, la plus longue de la région de Québec. Sur le site de l’hôtel, on trouvera des jardins, dont un sous le thème des plantes médicinales, des sentiers de randonnées dans les boisés et un étang peuplé de poissons. »
L’hôtel‑musée de la nation huronne‑wendat affiche fièrement des symboles chers aux Premières nations, comme la tortue et le serpent. La section du complexe inspirée d’une maison longue a d’ailleurs une forme légèrement incurvée rappelant le mouvement du serpent.
Mais quel est le marché cible pour ce nouvel établissement des plus évocateurs? Un heureux mélange de segments différents, explique Jacques Drapeau. « Par son statut de capitale, Québec compte plusieurs sièges sociaux, en plus des institutions des gouvernements fédéral et provincial. Nous croyons que notre produit les intéressera, surtout parce que nous sommes un peu en retrait de la ville. L’avantage de tenir des congrès et des événements à Wendake est très important si l’on considère que, une fois sur place, les participants sont relativement captifs. Oui, les gens peuvent se promener dans Wendake, mais nous sommes tout de même à bonne distance des activités offertes à Québec. Aujourd’hui, les organisations veulent garder les participants au même endroit, parce qu’il est de plus en plus coûteux d’organiser des congrès. Plutôt que de se disperser en ville au moment du lunch, les invités peuvent se promener dans la forêt ou le long de la rivière. Il s’agit d’un avantage concurrentiel que nous mettons en valeur lorsque nous approchons des clients du secteur des RCVM. »
Parce que l’hôtel est situé à l’extérieur de Québec, l’étude de marché montrait qu’il devait être haut de gamme pour accroître ses chances de succès. Les tendances indiquaient que l’on devait viser au minimum une cote de quatre étoiles.
« Nous avons déjà commencé à approcher des grossistes actifs sur le marché européen, parce qu’on y trouve clairement un intérêt pour les expériences que nous offrirons. L’Amérique latine est un marché émergent qui devrait dégager des résultats positifs. Nous croyons que nos clients américains seront intéressés par notre établissement pour leurs événements tenus dans la région de Québec. Et nous viserons particulièrement le marché des Premières nations. Jusqu’à maintenant, les congrès d’organisations des Premières nations se tenaient pour la plupart au centre‑ville de Québec. » L’établissement appartient à la nation huronne‑wendat; les membres des Premières nations apprécieront sans doute l’idée de se réunir en territoire autochtone.
« Pour notre clientèle locale, non seulement celle du monde des affaires mais également celles des établissements d’enseignement et du marché des personnes âgées, l’hôtel‑musée constitue une destination d’excursion idéale, puisque l’établissement offre à la fois les fonctions d’hôtel et de musée, quelque chose d’unique au Canada qui ajoute au caractère innovateur du projet. »
Le secteur des mariages et des réunions familiales sera également visé en raison de la taille moyenne de l’établissement. M. Drapeau souligne que le projet d’hôtel‑musée a fait sourciller certains de ses propriétaires à diverses étapes de son développement. « Il s’agit d’un projet d’envergure. Il fallait s’attendre à cette réaction de la part de la nation huronne‑wendat, comme il aurait fallu s’y attendre de la part des citoyens de Québec s’ils avaient été mis devant une situation similaire. Plusieurs questions ont été soulevées, mais maintenant que le projet est terminé et que la population comprend mieux la viabilité du projet, l’attention se tourne vers les nouveaux visiteurs qu’il attirera et qui entraîneront des retombées pour les commerces, détaillants, restaurants et autres services de la communauté. »
M. Drapeau prédit une croissance sans précédent dans la communauté, parce que jusqu’à maintenant, les visiteurs venaient à Wendake pour la journée à partir de Québec. Désormais, ils pourront y séjourner.
Même si le planificateur touristique Jacques Drapeau n’est pas de descendance autochtone, ses commentaires bien pesés en font l’ambassadeur parfait pour le tout nouvel hôtel-musée de la nation huronne-wendat qui ouvrira bientôt ses portes à Wendake, près de Québec. Comptant 55 chambres, ce nouvel établissement quatre étoiles situé en bordure de la rivière Saint-Charles s’inspire de la culture huronne-wendat ainsi que du rapport que les Hurons-Wendat entretiennent avec le reste du monde par la nature, la spiritualité et la mythologie.
« En arrivant, on remarque tout de suite que le bâtiment se divise en deux parties : une structure en forme de tipi, où se trouve le musée, et une structure inspirée d’une maison longue, où se trouvent les chambres, le restaurant et la réception. D’une capacité de 120 personnes, le restaurant proposera un menu inspiré des traditions culinaires autochtones. L’établissement compte également des salles de réunion, plusieurs foyers conçus pour des événements spéciaux et même un salon de massage. »
Le bois est très présent, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du bâtiment. Toutes les façades du musée et de l’hôtel sont recouvertes de ce matériau naturel qui est utilisé à des fins décoratives mais également structurelles. Plusieurs troncs d’arbres bien visibles à l’intérieur servent de piliers au bâtiment. On y trouve également plusieurs ouvrages en pierre sur les fondations extérieures, dans les espaces publics à l’intérieur et sur les planchers des chambres.
« Notre environnement naturel est intégré à tous les aspects de l’hôtel, souligne M. Drapeau, dont les services d’expert‑conseil ont été retenus afin de diriger le projet. Plutôt que d’être confinés à une chambre d’hôtel, les visiteurs profitent d’un environnement très vivant. De plus, l’hôtel est situé près du "corridor des cheminots", une ancienne voie ferrée convertie en piste cyclable, la plus longue de la région de Québec. Sur le site de l’hôtel, on trouvera des jardins, dont un sous le thème des plantes médicinales, des sentiers de randonnées dans les boisés et un étang peuplé de poissons. »
L’hôtel‑musée de la nation huronne‑wendat affiche fièrement des symboles chers aux Premières nations, comme la tortue et le serpent. La section du complexe inspirée d’une maison longue a d’ailleurs une forme légèrement incurvée rappelant le mouvement du serpent.
Mais quel est le marché cible pour ce nouvel établissement des plus évocateurs? Un heureux mélange de segments différents, explique Jacques Drapeau. « Par son statut de capitale, Québec compte plusieurs sièges sociaux, en plus des institutions des gouvernements fédéral et provincial. Nous croyons que notre produit les intéressera, surtout parce que nous sommes un peu en retrait de la ville. L’avantage de tenir des congrès et des événements à Wendake est très important si l’on considère que, une fois sur place, les participants sont relativement captifs. Oui, les gens peuvent se promener dans Wendake, mais nous sommes tout de même à bonne distance des activités offertes à Québec. Aujourd’hui, les organisations veulent garder les participants au même endroit, parce qu’il est de plus en plus coûteux d’organiser des congrès. Plutôt que de se disperser en ville au moment du lunch, les invités peuvent se promener dans la forêt ou le long de la rivière. Il s’agit d’un avantage concurrentiel que nous mettons en valeur lorsque nous approchons des clients du secteur des RCVM. »
Parce que l’hôtel est situé à l’extérieur de Québec, l’étude de marché montrait qu’il devait être haut de gamme pour accroître ses chances de succès. Les tendances indiquaient que l’on devait viser au minimum une cote de quatre étoiles.
« Nous avons déjà commencé à approcher des grossistes actifs sur le marché européen, parce qu’on y trouve clairement un intérêt pour les expériences que nous offrirons. L’Amérique latine est un marché émergent qui devrait dégager des résultats positifs. Nous croyons que nos clients américains seront intéressés par notre établissement pour leurs événements tenus dans la région de Québec. Et nous viserons particulièrement le marché des Premières nations. Jusqu’à maintenant, les congrès d’organisations des Premières nations se tenaient pour la plupart au centre‑ville de Québec. » L’établissement appartient à la nation huronne‑wendat; les membres des Premières nations apprécieront sans doute l’idée de se réunir en territoire autochtone.
« Pour notre clientèle locale, non seulement celle du monde des affaires mais également celles des établissements d’enseignement et du marché des personnes âgées, l’hôtel‑musée constitue une destination d’excursion idéale, puisque l’établissement offre à la fois les fonctions d’hôtel et de musée, quelque chose d’unique au Canada qui ajoute au caractère innovateur du projet. »
Le secteur des mariages et des réunions familiales sera également visé en raison de la taille moyenne de l’établissement. M. Drapeau souligne que le projet d’hôtel‑musée a fait sourciller certains de ses propriétaires à diverses étapes de son développement. « Il s’agit d’un projet d’envergure. Il fallait s’attendre à cette réaction de la part de la nation huronne‑wendat, comme il aurait fallu s’y attendre de la part des citoyens de Québec s’ils avaient été mis devant une situation similaire. Plusieurs questions ont été soulevées, mais maintenant que le projet est terminé et que la population comprend mieux la viabilité du projet, l’attention se tourne vers les nouveaux visiteurs qu’il attirera et qui entraîneront des retombées pour les commerces, détaillants, restaurants et autres services de la communauté. »
M. Drapeau prédit une croissance sans précédent dans la communauté, parce que jusqu’à maintenant, les visiteurs venaient à Wendake pour la journée à partir de Québec. Désormais, ils pourront y séjourner.
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Activités,
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Canada,
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Thématiques,
Équipes de production
14.5.08
Hôtel‑musée de Wendake : répondre aux tendances du marché
(article publié initialement dans TOURISME)
Même si le planificateur touristique Jacques Drapeau n’est pas de descendance autochtone, ses commentaires bien pesés en font l’ambassadeur parfait pour le tout nouvel hôtel-musée de la nation huronne-wendat qui ouvrira bientôt ses portes à Wendake, près de Québec. Comptant 55 chambres, ce nouvel établissement quatre étoiles situé en bordure de la rivière Saint-Charles s’inspire de la culture huronne-wendat ainsi que du rapport que les Hurons-Wendat entretiennent avec le reste du monde par la nature, la spiritualité et la mythologie.
« En arrivant, on remarque tout de suite que le bâtiment se divise en deux parties : une structure en forme de tipi, où se trouve le musée, et une structure inspirée d’une maison longue, où se trouvent les chambres, le restaurant et la réception. D’une capacité de 120 personnes, le restaurant proposera un menu inspiré des traditions culinaires autochtones. L’établissement compte également des salles de réunion, plusieurs foyers conçus pour des événements spéciaux et même un salon de massage. »
Le bois est très présent, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du bâtiment. Toutes les façades du musée et de l’hôtel sont recouvertes de ce matériau naturel qui est utilisé à des fins décoratives mais également structurelles. Plusieurs troncs d’arbres bien visibles à l’intérieur servent de piliers au bâtiment. On y trouve également plusieurs ouvrages en pierre sur les fondations extérieures, dans les espaces publics à l’intérieur et sur les planchers des chambres.
« Notre environnement naturel est intégré à tous les aspects de l’hôtel, souligne M. Drapeau, dont les services d’expert‑conseil ont été retenus afin de diriger le projet. Plutôt que d’être confinés à une chambre d’hôtel, les visiteurs profitent d’un environnement très vivant. De plus, l’hôtel est situé près du "corridor des cheminots", une ancienne voie ferrée convertie en piste cyclable, la plus longue de la région de Québec. Sur le site de l’hôtel, on trouvera des jardins, dont un sous le thème des plantes médicinales, des sentiers de randonnées dans les boisés et un étang peuplé de poissons. »
L’hôtel‑musée de la nation huronne‑wendat affiche fièrement des symboles chers aux Premières nations, comme la tortue et le serpent. La section du complexe inspirée d’une maison longue a d’ailleurs une forme légèrement incurvée rappelant le mouvement du serpent.
Mais quel est le marché cible pour ce nouvel établissement des plus évocateurs? Un heureux mélange de segments différents, explique Jacques Drapeau. « Par son statut de capitale, Québec compte plusieurs sièges sociaux, en plus des institutions des gouvernements fédéral et provincial. Nous croyons que notre produit les intéressera, surtout parce que nous sommes un peu en retrait de la ville. L’avantage de tenir des congrès et des événements à Wendake est très important si l’on considère que, une fois sur place, les participants sont relativement captifs. Oui, les gens peuvent se promener dans Wendake, mais nous sommes tout de même à bonne distance des activités offertes à Québec. Aujourd’hui, les organisations veulent garder les participants au même endroit, parce qu’il est de plus en plus coûteux d’organiser des congrès. Plutôt que de se disperser en ville au moment du lunch, les invités peuvent se promener dans la forêt ou le long de la rivière. Il s’agit d’un avantage concurrentiel que nous mettons en valeur lorsque nous approchons des clients du secteur des RCVM. »
Parce que l’hôtel est situé à l’extérieur de Québec, l’étude de marché montrait qu’il devait être haut de gamme pour accroître ses chances de succès. Les tendances indiquaient que l’on devait viser au minimum une cote de quatre étoiles.
« Nous avons déjà commencé à approcher des grossistes actifs sur le marché européen, parce qu’on y trouve clairement un intérêt pour les expériences que nous offrirons. L’Amérique latine est un marché émergent qui devrait dégager des résultats positifs. Nous croyons que nos clients américains seront intéressés par notre établissement pour leurs événements tenus dans la région de Québec. Et nous viserons particulièrement le marché des Premières nations. Jusqu’à maintenant, les congrès d’organisations des Premières nations se tenaient pour la plupart au centre‑ville de Québec. » L’établissement appartient à la nation huronne‑wendat; les membres des Premières nations apprécieront sans doute l’idée de se réunir en territoire autochtone.
« Pour notre clientèle locale, non seulement celle du monde des affaires mais également celles des établissements d’enseignement et du marché des personnes âgées, l’hôtel‑musée constitue une destination d’excursion idéale, puisque l’établissement offre à la fois les fonctions d’hôtel et de musée, quelque chose d’unique au Canada qui ajoute au caractère innovateur du projet. »
Le secteur des mariages et des réunions familiales sera également visé en raison de la taille moyenne de l’établissement. M. Drapeau souligne que le projet d’hôtel‑musée a fait sourciller certains de ses propriétaires à diverses étapes de son développement. « Il s’agit d’un projet d’envergure. Il fallait s’attendre à cette réaction de la part de la nation huronne‑wendat, comme il aurait fallu s’y attendre de la part des citoyens de Québec s’ils avaient été mis devant une situation similaire. Plusieurs questions ont été soulevées, mais maintenant que le projet est terminé et que la population comprend mieux la viabilité du projet, l’attention se tourne vers les nouveaux visiteurs qu’il attirera et qui entraîneront des retombées pour les commerces, détaillants, restaurants et autres services de la communauté. »
M. Drapeau prédit une croissance sans précédent dans la communauté, parce que jusqu’à maintenant, les visiteurs venaient à Wendake pour la journée à partir de Québec. Désormais, ils pourront y séjourner.
Même si le planificateur touristique Jacques Drapeau n’est pas de descendance autochtone, ses commentaires bien pesés en font l’ambassadeur parfait pour le tout nouvel hôtel-musée de la nation huronne-wendat qui ouvrira bientôt ses portes à Wendake, près de Québec. Comptant 55 chambres, ce nouvel établissement quatre étoiles situé en bordure de la rivière Saint-Charles s’inspire de la culture huronne-wendat ainsi que du rapport que les Hurons-Wendat entretiennent avec le reste du monde par la nature, la spiritualité et la mythologie.
« En arrivant, on remarque tout de suite que le bâtiment se divise en deux parties : une structure en forme de tipi, où se trouve le musée, et une structure inspirée d’une maison longue, où se trouvent les chambres, le restaurant et la réception. D’une capacité de 120 personnes, le restaurant proposera un menu inspiré des traditions culinaires autochtones. L’établissement compte également des salles de réunion, plusieurs foyers conçus pour des événements spéciaux et même un salon de massage. »
Le bois est très présent, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du bâtiment. Toutes les façades du musée et de l’hôtel sont recouvertes de ce matériau naturel qui est utilisé à des fins décoratives mais également structurelles. Plusieurs troncs d’arbres bien visibles à l’intérieur servent de piliers au bâtiment. On y trouve également plusieurs ouvrages en pierre sur les fondations extérieures, dans les espaces publics à l’intérieur et sur les planchers des chambres.
« Notre environnement naturel est intégré à tous les aspects de l’hôtel, souligne M. Drapeau, dont les services d’expert‑conseil ont été retenus afin de diriger le projet. Plutôt que d’être confinés à une chambre d’hôtel, les visiteurs profitent d’un environnement très vivant. De plus, l’hôtel est situé près du "corridor des cheminots", une ancienne voie ferrée convertie en piste cyclable, la plus longue de la région de Québec. Sur le site de l’hôtel, on trouvera des jardins, dont un sous le thème des plantes médicinales, des sentiers de randonnées dans les boisés et un étang peuplé de poissons. »
L’hôtel‑musée de la nation huronne‑wendat affiche fièrement des symboles chers aux Premières nations, comme la tortue et le serpent. La section du complexe inspirée d’une maison longue a d’ailleurs une forme légèrement incurvée rappelant le mouvement du serpent.
Mais quel est le marché cible pour ce nouvel établissement des plus évocateurs? Un heureux mélange de segments différents, explique Jacques Drapeau. « Par son statut de capitale, Québec compte plusieurs sièges sociaux, en plus des institutions des gouvernements fédéral et provincial. Nous croyons que notre produit les intéressera, surtout parce que nous sommes un peu en retrait de la ville. L’avantage de tenir des congrès et des événements à Wendake est très important si l’on considère que, une fois sur place, les participants sont relativement captifs. Oui, les gens peuvent se promener dans Wendake, mais nous sommes tout de même à bonne distance des activités offertes à Québec. Aujourd’hui, les organisations veulent garder les participants au même endroit, parce qu’il est de plus en plus coûteux d’organiser des congrès. Plutôt que de se disperser en ville au moment du lunch, les invités peuvent se promener dans la forêt ou le long de la rivière. Il s’agit d’un avantage concurrentiel que nous mettons en valeur lorsque nous approchons des clients du secteur des RCVM. »
Parce que l’hôtel est situé à l’extérieur de Québec, l’étude de marché montrait qu’il devait être haut de gamme pour accroître ses chances de succès. Les tendances indiquaient que l’on devait viser au minimum une cote de quatre étoiles.
« Nous avons déjà commencé à approcher des grossistes actifs sur le marché européen, parce qu’on y trouve clairement un intérêt pour les expériences que nous offrirons. L’Amérique latine est un marché émergent qui devrait dégager des résultats positifs. Nous croyons que nos clients américains seront intéressés par notre établissement pour leurs événements tenus dans la région de Québec. Et nous viserons particulièrement le marché des Premières nations. Jusqu’à maintenant, les congrès d’organisations des Premières nations se tenaient pour la plupart au centre‑ville de Québec. » L’établissement appartient à la nation huronne‑wendat; les membres des Premières nations apprécieront sans doute l’idée de se réunir en territoire autochtone.
« Pour notre clientèle locale, non seulement celle du monde des affaires mais également celles des établissements d’enseignement et du marché des personnes âgées, l’hôtel‑musée constitue une destination d’excursion idéale, puisque l’établissement offre à la fois les fonctions d’hôtel et de musée, quelque chose d’unique au Canada qui ajoute au caractère innovateur du projet. »
Le secteur des mariages et des réunions familiales sera également visé en raison de la taille moyenne de l’établissement. M. Drapeau souligne que le projet d’hôtel‑musée a fait sourciller certains de ses propriétaires à diverses étapes de son développement. « Il s’agit d’un projet d’envergure. Il fallait s’attendre à cette réaction de la part de la nation huronne‑wendat, comme il aurait fallu s’y attendre de la part des citoyens de Québec s’ils avaient été mis devant une situation similaire. Plusieurs questions ont été soulevées, mais maintenant que le projet est terminé et que la population comprend mieux la viabilité du projet, l’attention se tourne vers les nouveaux visiteurs qu’il attirera et qui entraîneront des retombées pour les commerces, détaillants, restaurants et autres services de la communauté. »
M. Drapeau prédit une croissance sans précédent dans la communauté, parce que jusqu’à maintenant, les visiteurs venaient à Wendake pour la journée à partir de Québec. Désormais, ils pourront y séjourner.
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Lieux de réunion et congrès,
Musées,
Québec
Le marché des RCVM : des possibilités pour les destinations de toutes tailles
(article publié initialement dans TOURISME)
Dan Melesurgo est directeur exécutif des ventes des réunions, congrès et voyages de motivation (RCVM) pour les États-Unis, à la Commission canadienne du tourisme (CCT). TOURISME l’a joint par téléphone à Washington pour savoir comment les destinations canadiennes peuvent tirer profit des possibilités offertes par le secteur des RCVM. Selon lui, la clé pour le Canada est de promouvoir le pays comme une destination parfaite pour la tenue de réunions.
« C’est toujours l’un de nos plus grands défis, dit‑il. La nouvelle image de marque nous aide beaucoup en ce sens, mais les gens ont toujours cette perception que le Canada est un endroit froid et terne, qui ressemble beaucoup aux États‑Unis et qui n’a pas le cachet exotique de plusieurs autres destinations. Nous faisons l’objet de nombreux commentaires positifs, mais ils ne sont pas au premier plan dans l’esprit de nos planificateurs. Nous abordons la question par l’intermédiaire de nos partenariats nationaux, en montrant le plus efficacement possible qui nous sommes et ce que nous avons à offrir pour la tenue de réunions. »
M. Melesurgo souligne que l’une des forces du Canada est la qualité des services et des installations dont il dispose. « On le dit et on le redit, mais je crois sincèrement que c’est un avantage concurrentiel pour nous. Nos recherches le confirment et c’est quelque chose dont nous pouvons assurément être fiers. »
Et il poursuit en affirmant que les organisations en ont plus pour leur argent en tenant leur réunion au Canada plutôt qu’aux États‑Unis. « Même si le dollar est pratiquement à parité, les tarifs des hôtels n’ont pas augmenté autant au Canada qu’aux États‑Unis. Et il y a également le programme d’incitation pour congrès étrangers et voyages organisés. Un autre argument fort est que le taux de participation est généralement très élevé (et parfois même record) lorsqu’une organisation choisit de tenir une réunion au Canada. »
M. Melesurgo dresse un portrait attrayant du Canada comme un pays où « la nature et le plein air sont facilement accessibles à partir des grands centres urbains cosmopolites. Vancouver en est un exemple. Si la réunion a lieu au centre‑ville de Vancouver, le parc Stanley se trouve à quelques minutes et les participants sont à une heure et demie à peine de l’une des plus belles destinations d’hiver au monde. »
« Sur le marché américain, la notoriété est le critère le plus important, sauf si l’organisation recherche spécifiquement un voyage de motivation hors du commun ou une destination dont personne n’a jamais entendu parler et dont les participants pourront se vanter de plein droit par la suite. Je pourrais citer en exemple la réunion d’un conseil d’administration à Clayoquot Wilderness Resort, ou à Churchill, au Manitoba, parmi les ours polaires. Il s’agit d’une part relativement restreinte, mais très lucrative, de notre marché. »
Mais comme il n’y a qu’un Vancouver, un Montréal et un Toronto au Canada, M. Melesurgo croit que les autres destinations moins connues ont beaucoup à gagner en déterminant d’abord leur avantage concurrentiel. « On ne peut pas penser faire venir d’événements de grande envergure dans des villes comme Winnipeg ou Regina ou d’autres petites destinations, tout simplement parce qu’elles risquent de ne pas avoir les infrastructures pour le faire. Cependant, les réunions d’associations ou d’organismes régionaux, ou encore des événements sportifs si vous avez les installations nécessaires, peuvent constituer des marchés cibles. Il est très important pour une destination de bien évaluer ses atouts et de les proposer ensuite aux marchés susceptibles d’être intéressés. On ne peut pas tout offrir à tout le monde. »
Bien sûr, les trois ou quatre plus grandes villes canadiennes obtiennent le plus d’attention, « et nous en sommes tout à fait conscients. Nous voulons amener les gens à voir l’ensemble du Canada comme une option de grande qualité par rapport aux États‑Unis et à d’autres destinations internationales. Nous sommes convaincus que d’inciter une organisation à tenir sa réunion à Vancouver ou à Montréal constitue un bon point de départ, parce que si l’expérience s’avère positive, nous pourrons peut‑être éventuellement diriger l’organisation vers de plus petites villes. »
« Ces villes ne conviendront peut‑être pas pour des événements regroupant 10 000 participants. Mais un endroit comme Halifax pourrait certainement accueillir une plus petite réunion, que ce soit la réunion d’un conseil d’administration, d’un comité ou d’une équipe de direction, poursuit‑il. L’organisation de tels événements exige un investissement préalable de la part de la destination. »
« Halifax est un bon exemple en effet, souligne M. Melesurgo. La ville s’est engagée à soutenir une organisation, le Council of Engineering and Scientific Society Executives (CESSE), qui a tenu son assemblée annuelle à Halifax l’été dernier. La réunion a battu tous les records pour ce qui est du nombre de participants et de partenaires canadiens. Les représentants de la ville avaient remarqué que bon nombre de sociétés membres de l’organisation seraient peut‑être intéressées à se réunir à Halifax, en raison des nombreux établissements d’enseignement de la région et du dynamisme de sa communauté scientifique, particulièrement en ingénierie. Le message est donc de désigner d’abord les secteurs dynamiques de votre région, puis de les mettre en valeur pour attirer des organisations de ces secteurs. »
Fait intéressant, des représentants de la ville de Saskatoon figuraient parmi les membres du groupe de M. Melesurgo présent à l’assemblée annuelle à Halifax. « Ils ont vu une opportunité et en ont profité. J’espère qu’ils ont poussé l’exercice un peu plus loin pour voir s’ils peuvent attirer des clients. Une destination se doit d’entreprendre une sorte de processus d’information et de sensibilisation auprès des vendeurs sur le marché afin que leur produit se démarque et suscite leur intérêt. »
« Il est important d’avoir ces conversations et d’entretenir cette relation entre la CCT et la destination, et entre la destination et le client. Et il faut prendre des engagements envers le marché, même s’ils peuvent être parfois très difficiles à respecter. Nos partenariats stratégiques nationaux avec la Professional Convention Management Association (PCMA), l’American Society of Association Executives (ASAE), le Center for Association Leadership, l’association Meeting Professional International (MPI), l’association Financial Insurance Conference Planners (FICP) et Experient sont tous des relations à long terme. Nous ne concluons pas de partenariat si nous n’y voyons pas de potentiel à long terme et s’il n’est pas aligné à notre stratégie, parce qu’il faut alors toujours tout recommencer. Si vous n’êtes pas constant dans un marché et dans vos relations, vous n’en tirerez rien à long terme et vous gaspillerez de précieuses ressources financières. »
M. Melesurgo aime donner en exemple sa propre expérience. « Lorsque j’ai obtenu mon poste à la CCT, je n’étais jamais allé à Winnipeg. Je savais où cela se trouvait, mais je ne connaissais rien de la ville. On m’a invité à y passer trois jours et mes hôtes ont vraiment fait de grands efforts pour me montrer la personnalité de la ville et ses infrastructures. Nous avons discuté de nos liens logiques avec nos directeurs des marchés. Ils cherchaient à établir des relations avec notre bureau du Midwest et avec les gens de la région de Chicago parce qu’il s’agissait d’un marché cible pour eux. »
« Donc, plus nous connaissons ces destinations, plus il nous est facile de convaincre nos clients d’y aller, poursuit‑il. Nous pouvons leur dire "Avez‑vous pensé tenir votre événement à Moncton, Halifax ou Regina? Vous savez, ces villes ont les infrastructures répondant à vos besoins et comptent plusieurs entreprises ou organisations très dynamiques de votre secteur d’activité." »
L’important, c’est d’être réaliste. « Il y a plusieurs facteurs à considérer. La capacité de transport aérien et les coûts joueront un rôle dans la décision d’un client de tenir sa réunion à Québec ou à Banff. Cela dépend également du marché : Québec et Banff peuvent être des destinations plus attrayantes que Toronto, en raison de leur nature même et de ce que les clients recherchent lorsqu’ils planifient leur programme de récompense. D’un autre côté, Toronto est une grande ville cosmopolite capable d’accueillir des réunions de très grandes envergure parce qu’elle a les infrastructures nécessaires. »
Avec la tenue prochaine des Jeux olympiques, l’équipe de M. Melesurgo entend raviver l’intérêt pour le tourisme sportif. « Nous voyons une multitude de possibilités auprès de la communauté des fédérations de sports canadiennes. Nous voulons renforcer ces relations afin de créer des partenariats et d’approcher ensemble des clients potentiels. Les Jeux de 2010 créeront une grande notoriété pour le Canada. Nous voulons donc cibler les 50 plus grandes organisations non olympiques et les inciter à tenir leurs événements au Canada. Nous sommes tout yeux et tout oreilles! »
Dan Melesurgo est directeur exécutif des ventes des réunions, congrès et voyages de motivation (RCVM) pour les États-Unis, à la Commission canadienne du tourisme (CCT). TOURISME l’a joint par téléphone à Washington pour savoir comment les destinations canadiennes peuvent tirer profit des possibilités offertes par le secteur des RCVM. Selon lui, la clé pour le Canada est de promouvoir le pays comme une destination parfaite pour la tenue de réunions.
« C’est toujours l’un de nos plus grands défis, dit‑il. La nouvelle image de marque nous aide beaucoup en ce sens, mais les gens ont toujours cette perception que le Canada est un endroit froid et terne, qui ressemble beaucoup aux États‑Unis et qui n’a pas le cachet exotique de plusieurs autres destinations. Nous faisons l’objet de nombreux commentaires positifs, mais ils ne sont pas au premier plan dans l’esprit de nos planificateurs. Nous abordons la question par l’intermédiaire de nos partenariats nationaux, en montrant le plus efficacement possible qui nous sommes et ce que nous avons à offrir pour la tenue de réunions. »
M. Melesurgo souligne que l’une des forces du Canada est la qualité des services et des installations dont il dispose. « On le dit et on le redit, mais je crois sincèrement que c’est un avantage concurrentiel pour nous. Nos recherches le confirment et c’est quelque chose dont nous pouvons assurément être fiers. »
Et il poursuit en affirmant que les organisations en ont plus pour leur argent en tenant leur réunion au Canada plutôt qu’aux États‑Unis. « Même si le dollar est pratiquement à parité, les tarifs des hôtels n’ont pas augmenté autant au Canada qu’aux États‑Unis. Et il y a également le programme d’incitation pour congrès étrangers et voyages organisés. Un autre argument fort est que le taux de participation est généralement très élevé (et parfois même record) lorsqu’une organisation choisit de tenir une réunion au Canada. »
M. Melesurgo dresse un portrait attrayant du Canada comme un pays où « la nature et le plein air sont facilement accessibles à partir des grands centres urbains cosmopolites. Vancouver en est un exemple. Si la réunion a lieu au centre‑ville de Vancouver, le parc Stanley se trouve à quelques minutes et les participants sont à une heure et demie à peine de l’une des plus belles destinations d’hiver au monde. »
« Sur le marché américain, la notoriété est le critère le plus important, sauf si l’organisation recherche spécifiquement un voyage de motivation hors du commun ou une destination dont personne n’a jamais entendu parler et dont les participants pourront se vanter de plein droit par la suite. Je pourrais citer en exemple la réunion d’un conseil d’administration à Clayoquot Wilderness Resort, ou à Churchill, au Manitoba, parmi les ours polaires. Il s’agit d’une part relativement restreinte, mais très lucrative, de notre marché. »
Mais comme il n’y a qu’un Vancouver, un Montréal et un Toronto au Canada, M. Melesurgo croit que les autres destinations moins connues ont beaucoup à gagner en déterminant d’abord leur avantage concurrentiel. « On ne peut pas penser faire venir d’événements de grande envergure dans des villes comme Winnipeg ou Regina ou d’autres petites destinations, tout simplement parce qu’elles risquent de ne pas avoir les infrastructures pour le faire. Cependant, les réunions d’associations ou d’organismes régionaux, ou encore des événements sportifs si vous avez les installations nécessaires, peuvent constituer des marchés cibles. Il est très important pour une destination de bien évaluer ses atouts et de les proposer ensuite aux marchés susceptibles d’être intéressés. On ne peut pas tout offrir à tout le monde. »
Bien sûr, les trois ou quatre plus grandes villes canadiennes obtiennent le plus d’attention, « et nous en sommes tout à fait conscients. Nous voulons amener les gens à voir l’ensemble du Canada comme une option de grande qualité par rapport aux États‑Unis et à d’autres destinations internationales. Nous sommes convaincus que d’inciter une organisation à tenir sa réunion à Vancouver ou à Montréal constitue un bon point de départ, parce que si l’expérience s’avère positive, nous pourrons peut‑être éventuellement diriger l’organisation vers de plus petites villes. »
« Ces villes ne conviendront peut‑être pas pour des événements regroupant 10 000 participants. Mais un endroit comme Halifax pourrait certainement accueillir une plus petite réunion, que ce soit la réunion d’un conseil d’administration, d’un comité ou d’une équipe de direction, poursuit‑il. L’organisation de tels événements exige un investissement préalable de la part de la destination. »
« Halifax est un bon exemple en effet, souligne M. Melesurgo. La ville s’est engagée à soutenir une organisation, le Council of Engineering and Scientific Society Executives (CESSE), qui a tenu son assemblée annuelle à Halifax l’été dernier. La réunion a battu tous les records pour ce qui est du nombre de participants et de partenaires canadiens. Les représentants de la ville avaient remarqué que bon nombre de sociétés membres de l’organisation seraient peut‑être intéressées à se réunir à Halifax, en raison des nombreux établissements d’enseignement de la région et du dynamisme de sa communauté scientifique, particulièrement en ingénierie. Le message est donc de désigner d’abord les secteurs dynamiques de votre région, puis de les mettre en valeur pour attirer des organisations de ces secteurs. »
Fait intéressant, des représentants de la ville de Saskatoon figuraient parmi les membres du groupe de M. Melesurgo présent à l’assemblée annuelle à Halifax. « Ils ont vu une opportunité et en ont profité. J’espère qu’ils ont poussé l’exercice un peu plus loin pour voir s’ils peuvent attirer des clients. Une destination se doit d’entreprendre une sorte de processus d’information et de sensibilisation auprès des vendeurs sur le marché afin que leur produit se démarque et suscite leur intérêt. »
« Il est important d’avoir ces conversations et d’entretenir cette relation entre la CCT et la destination, et entre la destination et le client. Et il faut prendre des engagements envers le marché, même s’ils peuvent être parfois très difficiles à respecter. Nos partenariats stratégiques nationaux avec la Professional Convention Management Association (PCMA), l’American Society of Association Executives (ASAE), le Center for Association Leadership, l’association Meeting Professional International (MPI), l’association Financial Insurance Conference Planners (FICP) et Experient sont tous des relations à long terme. Nous ne concluons pas de partenariat si nous n’y voyons pas de potentiel à long terme et s’il n’est pas aligné à notre stratégie, parce qu’il faut alors toujours tout recommencer. Si vous n’êtes pas constant dans un marché et dans vos relations, vous n’en tirerez rien à long terme et vous gaspillerez de précieuses ressources financières. »
M. Melesurgo aime donner en exemple sa propre expérience. « Lorsque j’ai obtenu mon poste à la CCT, je n’étais jamais allé à Winnipeg. Je savais où cela se trouvait, mais je ne connaissais rien de la ville. On m’a invité à y passer trois jours et mes hôtes ont vraiment fait de grands efforts pour me montrer la personnalité de la ville et ses infrastructures. Nous avons discuté de nos liens logiques avec nos directeurs des marchés. Ils cherchaient à établir des relations avec notre bureau du Midwest et avec les gens de la région de Chicago parce qu’il s’agissait d’un marché cible pour eux. »
« Donc, plus nous connaissons ces destinations, plus il nous est facile de convaincre nos clients d’y aller, poursuit‑il. Nous pouvons leur dire "Avez‑vous pensé tenir votre événement à Moncton, Halifax ou Regina? Vous savez, ces villes ont les infrastructures répondant à vos besoins et comptent plusieurs entreprises ou organisations très dynamiques de votre secteur d’activité." »
L’important, c’est d’être réaliste. « Il y a plusieurs facteurs à considérer. La capacité de transport aérien et les coûts joueront un rôle dans la décision d’un client de tenir sa réunion à Québec ou à Banff. Cela dépend également du marché : Québec et Banff peuvent être des destinations plus attrayantes que Toronto, en raison de leur nature même et de ce que les clients recherchent lorsqu’ils planifient leur programme de récompense. D’un autre côté, Toronto est une grande ville cosmopolite capable d’accueillir des réunions de très grandes envergure parce qu’elle a les infrastructures nécessaires. »
Avec la tenue prochaine des Jeux olympiques, l’équipe de M. Melesurgo entend raviver l’intérêt pour le tourisme sportif. « Nous voyons une multitude de possibilités auprès de la communauté des fédérations de sports canadiennes. Nous voulons renforcer ces relations afin de créer des partenariats et d’approcher ensemble des clients potentiels. Les Jeux de 2010 créeront une grande notoriété pour le Canada. Nous voulons donc cibler les 50 plus grandes organisations non olympiques et les inciter à tenir leurs événements au Canada. Nous sommes tout yeux et tout oreilles! »
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Claude-Jean Harel,
Destinations,
Entreprises réceptives,
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Voyages de motivation,
Île-du-Prince-Édouard
Les voyages de motivation, en bref
(article publié initialement dans TOURISME)
« Le vrai voyage de motivation est le voyage-récompense, affirme Michele Saran, gestionnaire des ventes de voyages de motivation au bureau de Chicago de la Commission canadienne du tourisme (CCT). Un exemple classique serait une société voulant motiver ses employés à atteindre des objectifs de vente durant une année. Notre travail, à la CCT, est de faire en sorte que le Canada soit l’un des prix offerts si ces employés atteignent leurs objectifs. »
Ces prix peuvent prendre les formes les plus diverses, mais un voyage est généralement un facteur très efficace pour motiver des employés à atteindre leurs objectifs. « Nous sommes en concurrence avec le monde entier, explique Mme Saran. Nos plus grands concurrents sont probablement les destinations‑soleil perçues comme glamour, par exemple Hawaii, les Caraïbes et le Mexique. Mais le Canada a sa place, et nous nous démarquons plutôt bien. »
Lorsqu’on la questionne sur les nouvelles tendances du marché des voyages de motivation, Mme Saran mentionne les programmes familiaux. « Les gens n’ont pas l’occasion de passer beaucoup de temps avec leur conjoint et leurs enfants. La possibilité de passer plus de temps avec les gens que vous aimez devient alors la récompense. »
Mme Saran constate également un intérêt accru pour les voyages de motivation en hiver, comme des vacances de ski au Canada. Mais l’activité la plus en vogue actuellement est sans contredit la pêche. « Je reçois plus d’appels pour la pêche que pour le golf et toutes les autres activités combinées. Les dirigeants d’entreprises aiment aller là où personne n’est allé avant – des pourvoiries uniques et difficiles d’accès où tout est haut de gamme. Les spas sont également très recherchés parce qu’ils sont propices aux voyages en couple, et le golf se classe probablement au troisième rang. »
Il est important d’être perçu comme une destination attrayante et unique dans le domaine des voyages de motivation. « Les centres de villégiature de l’île de Vancouver où l’on peut observer des grizzlys et faire des excursions en hydravion en sont de bons exemples. Il s’agit d’un domaine où le Canada a beaucoup à offrir, des destinations hors du commun. En ce sens, surtout en raison de la force de l’euro par rapport au dollar américain, le Canada, même si le dollar canadien et le dollar américain sont maintenant à parité, est nettement plus attrayant que l’Europe. Et nous leur proposons de nouveaux endroits dont ils n’ont jamais entendu parler, comme Terre‑Neuve et le Yukon. Même s’il ne s’agit pas nécessairement de destinations cinq étoiles, elles sont suffisamment exotiques pour motiver les gens à atteindre leurs objectifs de rendement. »
Mme Saran décrit son secteur comme étant à mi‑chemin entre le secteur des réunions et celui des voyages d’agrément. « Le plus souvent, les clients tiendront leurs réunions en même temps que leurs voyages de motivation, principalement pour des raisons fiscales. Ils auront donc besoin d’une salle de réunion pour une demi‑journée dans le cadre du voyage. Mon travail vise principalement les plus petites destinations, comme Banff, Victoria ou Whistler. Je fais plus souvent affaire avec elles qu’avec les grandes villes. »
Qu’en est‑il des destinations canadiennes, disons, encore plus éloignées? « Elles doivent avoir un charme certain sur papier pour que nous puissions les vendre. S’il y avait une pourvoirie de pêche cinq étoiles en Saskatchewan, nous pourrions absolument la mettre en marché de cette façon. Mais les pourvoiries recherchées sont surtout les établissements cinq étoiles de la Colombie‑Britannique, comme le King Pacific Lodge ou le Clayoquot Wilderness Resort, le nec plus ultra des pourvoiries. En règle générale, les coûts ne posent pas de problème. En ce qui me concerne, bien peu de gens se plaignent des tarifs, contrairement à ce que mes collègues peuvent constater dans d’autres marchés. Les clients placent vraiment l’expérience avant tout. »
Et comment Mme Saran fait‑elle sa place dans le domaine des voyages de motivation? « J’ai vraiment d’excellentes relations. Avant tout, je collabore avec des agences indépendantes qui travaillent avec les sociétés afin de constituer les programmes de motivation. Certaines d’entre elles vont rencontrer, par exemple, des vendeurs d’IBM et leur demander des exemples d’objectifs qu’ils aimeraient atteindre durant l’année. »
Par la suite, ils mettront en place une campagne afin de motiver les employés à atteindre les objectifs établis. « Par exemple, s’ils atteignent le premier objectif, ils recevront une petite plaque. S’ils atteignent l’objectif suivant, leur photo paraîtra dans le bulletin mensuel de la société. Certaines sociétés constituent des programmes de récompense complets, affichent des tableaux sur les murs ou possèdent des programmes informatiques afin que les employés puissent suivre leur progrès. Mon travail consiste donc à entretenir d’excellentes relations avec ces agences spécialisées afin de les encourager constamment à proposer le Canada comme grand prix de ces programmes. »
Mme Saran a approfondi ses connaissances du domaine des voyages de motivation en travaillant auprès de Tourisme Toronto « il y a un million d’années », dit‑elle. « Je suis à la CCT depuis neuf ans maintenant. Le roulement est généralement très limité dans cette industrie. Certaines des agences avec lesquelles je fais affaire étaient déjà sur le marché au début de ma carrière. On finit donc par établir de très bonnes relations avec elles. J’espère que, lorsqu’elles pensent au Canada, elles pensent à moi! Mon but est qu’elles gardent toujours le Canada en tête afin que nous ayons toujours une chance d’être leur choix final. »
« De prime abord, des clients peuvent douter de l’attrait du Canada, mais lorsque je les invite à visiter un site pour voir par eux‑mêmes ce que nous leur proposons, dans 85 % des cas ils décideront de faire affaire avec nous, souligne‑t-elle. Ce qui confirme le dicton : il faut le voir pour le croire! »
« Le vrai voyage de motivation est le voyage-récompense, affirme Michele Saran, gestionnaire des ventes de voyages de motivation au bureau de Chicago de la Commission canadienne du tourisme (CCT). Un exemple classique serait une société voulant motiver ses employés à atteindre des objectifs de vente durant une année. Notre travail, à la CCT, est de faire en sorte que le Canada soit l’un des prix offerts si ces employés atteignent leurs objectifs. »
Ces prix peuvent prendre les formes les plus diverses, mais un voyage est généralement un facteur très efficace pour motiver des employés à atteindre leurs objectifs. « Nous sommes en concurrence avec le monde entier, explique Mme Saran. Nos plus grands concurrents sont probablement les destinations‑soleil perçues comme glamour, par exemple Hawaii, les Caraïbes et le Mexique. Mais le Canada a sa place, et nous nous démarquons plutôt bien. »
Lorsqu’on la questionne sur les nouvelles tendances du marché des voyages de motivation, Mme Saran mentionne les programmes familiaux. « Les gens n’ont pas l’occasion de passer beaucoup de temps avec leur conjoint et leurs enfants. La possibilité de passer plus de temps avec les gens que vous aimez devient alors la récompense. »
Mme Saran constate également un intérêt accru pour les voyages de motivation en hiver, comme des vacances de ski au Canada. Mais l’activité la plus en vogue actuellement est sans contredit la pêche. « Je reçois plus d’appels pour la pêche que pour le golf et toutes les autres activités combinées. Les dirigeants d’entreprises aiment aller là où personne n’est allé avant – des pourvoiries uniques et difficiles d’accès où tout est haut de gamme. Les spas sont également très recherchés parce qu’ils sont propices aux voyages en couple, et le golf se classe probablement au troisième rang. »
Il est important d’être perçu comme une destination attrayante et unique dans le domaine des voyages de motivation. « Les centres de villégiature de l’île de Vancouver où l’on peut observer des grizzlys et faire des excursions en hydravion en sont de bons exemples. Il s’agit d’un domaine où le Canada a beaucoup à offrir, des destinations hors du commun. En ce sens, surtout en raison de la force de l’euro par rapport au dollar américain, le Canada, même si le dollar canadien et le dollar américain sont maintenant à parité, est nettement plus attrayant que l’Europe. Et nous leur proposons de nouveaux endroits dont ils n’ont jamais entendu parler, comme Terre‑Neuve et le Yukon. Même s’il ne s’agit pas nécessairement de destinations cinq étoiles, elles sont suffisamment exotiques pour motiver les gens à atteindre leurs objectifs de rendement. »
Mme Saran décrit son secteur comme étant à mi‑chemin entre le secteur des réunions et celui des voyages d’agrément. « Le plus souvent, les clients tiendront leurs réunions en même temps que leurs voyages de motivation, principalement pour des raisons fiscales. Ils auront donc besoin d’une salle de réunion pour une demi‑journée dans le cadre du voyage. Mon travail vise principalement les plus petites destinations, comme Banff, Victoria ou Whistler. Je fais plus souvent affaire avec elles qu’avec les grandes villes. »
Qu’en est‑il des destinations canadiennes, disons, encore plus éloignées? « Elles doivent avoir un charme certain sur papier pour que nous puissions les vendre. S’il y avait une pourvoirie de pêche cinq étoiles en Saskatchewan, nous pourrions absolument la mettre en marché de cette façon. Mais les pourvoiries recherchées sont surtout les établissements cinq étoiles de la Colombie‑Britannique, comme le King Pacific Lodge ou le Clayoquot Wilderness Resort, le nec plus ultra des pourvoiries. En règle générale, les coûts ne posent pas de problème. En ce qui me concerne, bien peu de gens se plaignent des tarifs, contrairement à ce que mes collègues peuvent constater dans d’autres marchés. Les clients placent vraiment l’expérience avant tout. »
Et comment Mme Saran fait‑elle sa place dans le domaine des voyages de motivation? « J’ai vraiment d’excellentes relations. Avant tout, je collabore avec des agences indépendantes qui travaillent avec les sociétés afin de constituer les programmes de motivation. Certaines d’entre elles vont rencontrer, par exemple, des vendeurs d’IBM et leur demander des exemples d’objectifs qu’ils aimeraient atteindre durant l’année. »
Par la suite, ils mettront en place une campagne afin de motiver les employés à atteindre les objectifs établis. « Par exemple, s’ils atteignent le premier objectif, ils recevront une petite plaque. S’ils atteignent l’objectif suivant, leur photo paraîtra dans le bulletin mensuel de la société. Certaines sociétés constituent des programmes de récompense complets, affichent des tableaux sur les murs ou possèdent des programmes informatiques afin que les employés puissent suivre leur progrès. Mon travail consiste donc à entretenir d’excellentes relations avec ces agences spécialisées afin de les encourager constamment à proposer le Canada comme grand prix de ces programmes. »
Mme Saran a approfondi ses connaissances du domaine des voyages de motivation en travaillant auprès de Tourisme Toronto « il y a un million d’années », dit‑elle. « Je suis à la CCT depuis neuf ans maintenant. Le roulement est généralement très limité dans cette industrie. Certaines des agences avec lesquelles je fais affaire étaient déjà sur le marché au début de ma carrière. On finit donc par établir de très bonnes relations avec elles. J’espère que, lorsqu’elles pensent au Canada, elles pensent à moi! Mon but est qu’elles gardent toujours le Canada en tête afin que nous ayons toujours une chance d’être leur choix final. »
« De prime abord, des clients peuvent douter de l’attrait du Canada, mais lorsque je les invite à visiter un site pour voir par eux‑mêmes ce que nous leur proposons, dans 85 % des cas ils décideront de faire affaire avec nous, souligne‑t-elle. Ce qui confirme le dicton : il faut le voir pour le croire! »
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6.4.08
Première aux États‑Unis : les voyages se vendent davantage en ligne que par d’autres moyens
(article publié initialement dans TOURISME)
David Wilkening, de TravelMole, rapporte que pour la première fois aux États-Unis, l’an dernier, plus de voyages ont été achetés en ligne que hors ligne, selon un sondage PhoCusWright.
« L’écart entre les ventes en ligne et hors ligne continue à se creuser à mesure que les voyageurs adoptent le magasinage et l’achat électroniques », précise le rapport.
Les auteurs signalent qu’aux États‑Unis, 51 % des voyages ont été réservés en ligne en 2007; ils prédisent que ce pourcentage passera à 56 % en 2008, puis à 60 % en 2009.
Selon l’enquête, les produits touristiques tout compris, comme les forfaits vacances, s’achètent moins souvent en ligne, tandis que les éléments à la pièce – comme les billets d’avion – s’achètent plus fréquemment.
Selon M. Wilkening, le sondage révèle aussi que les sites de voyages sont plus nombreux à offrir des services comme la préparation et la réservation de voyages de groupe, ainsi qu’un contenu rédigé par les utilisateurs.
David Wilkening, de TravelMole, rapporte que pour la première fois aux États-Unis, l’an dernier, plus de voyages ont été achetés en ligne que hors ligne, selon un sondage PhoCusWright.
« L’écart entre les ventes en ligne et hors ligne continue à se creuser à mesure que les voyageurs adoptent le magasinage et l’achat électroniques », précise le rapport.
Les auteurs signalent qu’aux États‑Unis, 51 % des voyages ont été réservés en ligne en 2007; ils prédisent que ce pourcentage passera à 56 % en 2008, puis à 60 % en 2009.
Selon l’enquête, les produits touristiques tout compris, comme les forfaits vacances, s’achètent moins souvent en ligne, tandis que les éléments à la pièce – comme les billets d’avion – s’achètent plus fréquemment.
Selon M. Wilkening, le sondage révèle aussi que les sites de voyages sont plus nombreux à offrir des services comme la préparation et la réservation de voyages de groupe, ainsi qu’un contenu rédigé par les utilisateurs.
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Un tiers des Britanniques consacrent plus de 10 heures à se documenter sur leurs vacances annuelles
(article publié initialement dans TOURISME)
Voici un fait intéressant sur les décisions des consommateurs de l’un des principaux marchés du Canada : selon Bev Fearis de TravelMole, les Britanniques passent près de deux fois plus de temps à planifier leurs vacances annuelles qu’à se renseigner sur un prêt hypothécaire.
Selon une étude menée récemment auprès de 2 000 adultes, 36 % des Britanniques ont passé au moins 10 heures à magasiner leurs vacances, mais seulement 21 % en feraient autant pour choisir un prêt hypothécaire. À peine 11 % consacreraient autant d’énergie à sélectionner un prêt bancaire.
L’étude a été commandée par le site Web indépendant Fool.co.uk, spécialisé dans les finances personnelles. « Qui peut blâmer les gens de vouloir passer plus de temps à planifier leurs vacances plutôt qu’à magasiner les produits financiers?, demande David Kuo, responsable de la section sur les finances personnelles du site Fool.co.uk. Mais tandis que des vacances vous donneront un regain d’énergie pour quelques semaines, des finances saines peuvent stimuler vos avoirs durant toute votre vie. »
Voici un fait intéressant sur les décisions des consommateurs de l’un des principaux marchés du Canada : selon Bev Fearis de TravelMole, les Britanniques passent près de deux fois plus de temps à planifier leurs vacances annuelles qu’à se renseigner sur un prêt hypothécaire.
Selon une étude menée récemment auprès de 2 000 adultes, 36 % des Britanniques ont passé au moins 10 heures à magasiner leurs vacances, mais seulement 21 % en feraient autant pour choisir un prêt hypothécaire. À peine 11 % consacreraient autant d’énergie à sélectionner un prêt bancaire.
L’étude a été commandée par le site Web indépendant Fool.co.uk, spécialisé dans les finances personnelles. « Qui peut blâmer les gens de vouloir passer plus de temps à planifier leurs vacances plutôt qu’à magasiner les produits financiers?, demande David Kuo, responsable de la section sur les finances personnelles du site Fool.co.uk. Mais tandis que des vacances vous donneront un regain d’énergie pour quelques semaines, des finances saines peuvent stimuler vos avoirs durant toute votre vie. »
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Expansion du marché du tourisme auroral
(article publié initialement dans TOURISME)
Jennifer Obleman, du service Northern News, rapporte que les aurores boréales pourraient danser devant un plus grand nombre de visages coréens, ce printemps, à mesure que les exploitants augmenteront la taille de leur marché.
Aurora World a signé un contrat avec un voyagiste coréen en décembre, a signalé son président du conseil, Darryl Bohnet. « Nous faisons un essai cet année, dit‑il. Nous espérons prendre de l’expansion en passant du marché japonais au marché coréen. Le voyagiste coréen a déjà lancé une importante campagne publicitaire, et nous en attendons les résultats. »
Le contrat coréen découle partiellement de la baisse du nombre de visiteurs japonais, que M. Bohnet attribue notamment à l’Alaska : « Je pense que nous avons atteint un creux l’an dernier parce que le gouvernement alaskien a soutenu financièrement les activités d’affrètement de ses voyagistes. »
Selon le ministère de l’Industrie, du Tourisme et de l’Investissement des Territoires du Nord‑Ouest (T.N.‑O.), seulement 7 000 visiteurs sont venus observer les aurores dans les T.N.‑O en 2006‑2007, alors qu’ils étaient environ 10 200 en 2004‑2005 et 13 000 en 2000‑2001. Ils étaient 6 500 en 2001‑2002, mais le tourisme avait fortement décliné après les attentats du 11 septembre 2001, l’éclosion du syndrome respiratoire aigu sévère et la guerre en Iraq.
Cette année, les exploitants des T.N.‑O. espèrent reprendre une partie du marché japonais. Selon M. Bohnet, les chiffres de novembre et les indications des voyagistes japonais annoncent une hausse de 15 à 20 % par rapport à l’an dernier.
Aurora World prévoit aussi diversifier sa clientèle asiatique. « L’entreprise a envoyé un représentant au voyage du GTNO en Chine, en 2007, et y a établi des contacts préliminaires », précise M. Bohnet. D’après lui, Aurora World a l’intention de pénétrer davantage le marché chinois dans trois à cinq ans environ, et le conseil d’administration de l’entreprise entrevoit avec un « optimisme prudent » l’avenir du tourisme auroral dans les T.N. O.
Il dit que l’entrée en service de vols directs d’Air Canada, entre Vancouver et Yellowknife, en décembre, a été positive pour l’industrie. « Nous voulons pouvoir éventuellement remplir ces avions et en faire venir de plus gros. »
Le gestionnaire d’Aurora Village, Hideo Nagatani, dit que l’entreprise accueille déjà des clients qui arrivent par ces vols directs. Cet exploitant de Yellowknife songe aussi à la Corée, à Taïwan, à la Chine et à d’autres marchés, mais Aurora Village continuera à privilégier le Japon.
« Les perspectives sont si minces par rapport à ce que le marché japonais a été et sera encore pendant des années », ajoute‑t-il. Les touristes japonais représentent environ 75 % de la clientèle d’Aurora Village et, selon M. Nagatani, c’était la première fois, l’an dernier, que cette clientèle diminuait.
Jennifer Obleman, du service Northern News, rapporte que les aurores boréales pourraient danser devant un plus grand nombre de visages coréens, ce printemps, à mesure que les exploitants augmenteront la taille de leur marché.
Aurora World a signé un contrat avec un voyagiste coréen en décembre, a signalé son président du conseil, Darryl Bohnet. « Nous faisons un essai cet année, dit‑il. Nous espérons prendre de l’expansion en passant du marché japonais au marché coréen. Le voyagiste coréen a déjà lancé une importante campagne publicitaire, et nous en attendons les résultats. »
Le contrat coréen découle partiellement de la baisse du nombre de visiteurs japonais, que M. Bohnet attribue notamment à l’Alaska : « Je pense que nous avons atteint un creux l’an dernier parce que le gouvernement alaskien a soutenu financièrement les activités d’affrètement de ses voyagistes. »
Selon le ministère de l’Industrie, du Tourisme et de l’Investissement des Territoires du Nord‑Ouest (T.N.‑O.), seulement 7 000 visiteurs sont venus observer les aurores dans les T.N.‑O en 2006‑2007, alors qu’ils étaient environ 10 200 en 2004‑2005 et 13 000 en 2000‑2001. Ils étaient 6 500 en 2001‑2002, mais le tourisme avait fortement décliné après les attentats du 11 septembre 2001, l’éclosion du syndrome respiratoire aigu sévère et la guerre en Iraq.
Cette année, les exploitants des T.N.‑O. espèrent reprendre une partie du marché japonais. Selon M. Bohnet, les chiffres de novembre et les indications des voyagistes japonais annoncent une hausse de 15 à 20 % par rapport à l’an dernier.
Aurora World prévoit aussi diversifier sa clientèle asiatique. « L’entreprise a envoyé un représentant au voyage du GTNO en Chine, en 2007, et y a établi des contacts préliminaires », précise M. Bohnet. D’après lui, Aurora World a l’intention de pénétrer davantage le marché chinois dans trois à cinq ans environ, et le conseil d’administration de l’entreprise entrevoit avec un « optimisme prudent » l’avenir du tourisme auroral dans les T.N. O.
Il dit que l’entrée en service de vols directs d’Air Canada, entre Vancouver et Yellowknife, en décembre, a été positive pour l’industrie. « Nous voulons pouvoir éventuellement remplir ces avions et en faire venir de plus gros. »
Le gestionnaire d’Aurora Village, Hideo Nagatani, dit que l’entreprise accueille déjà des clients qui arrivent par ces vols directs. Cet exploitant de Yellowknife songe aussi à la Corée, à Taïwan, à la Chine et à d’autres marchés, mais Aurora Village continuera à privilégier le Japon.
« Les perspectives sont si minces par rapport à ce que le marché japonais a été et sera encore pendant des années », ajoute‑t-il. Les touristes japonais représentent environ 75 % de la clientèle d’Aurora Village et, selon M. Nagatani, c’était la première fois, l’an dernier, que cette clientèle diminuait.
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Un pèlerin du tourisme au Canada
(article publié initialement dans TOURISME)
Président du conseil d’administration à la Commission canadienne du tourisme (CCT) depuis 2002, l’Honorable Charles Lapointe, C.P., a marqué l’organisation chargée de vendre le Canada touristique au reste du monde comme peu de gens auront su le faire. Au terme de son mandat de 5 ans au sein de la CCT, il trace un bilan de parcours optimiste, le long duquel les tempêtes se sont à l’occasion révélées providentielles. TOURISME s’est entretenu récemment avec M. Lapointe, peu après que son mandat eût pris fin le 1er décembre dernier.
TOURISME : Les défis que doivent relever les intervenants de l’industrie touristique canadienne aujourd’hui, que ce soit au chapitre du financement de projets, du marketing ou des ressources humaines, laissent croire par moment qu’elle est mal aimée. Êtes‑vous d’accord avec cette perception?
M. Lapointe: Il y a toujours encore un grand travail de pèlerin à accomplir pour convaincre à la fois le secteur privé d’investir dans une industrie qui engendre des retombés considérables, et convaincre les acteurs public de l’importance de ce secteur d’activités comme l’une des grandes industries génératrices de revenus et créatrice d’emploi au Canada.
Récemment, la Secrétaire d’état au tourisme et à la petite entreprise, Mme Diane Ablonczy, annonçait 26 millions de dollars additionnels pour promouvoir le Canada à l’occasion des Jeux olympiques de 2010. Ça c’est une victoire. Le gouvernement du Canada a également injecté des fonds pour promouvoir le fait français au Canada à l’occasion du 400ème anniversaire de Québec.
Je pense qu’avec de bons projets, le travail soutenu du pèlerin permet d’engendrer des alliances avec un plus grand nombre de joueurs privés qui augmenteront l’intérêt des pouvoirs publics à s’engager davantage dans l’industrie touristique. Actuellement, le projet du Massif dans Charlevoix est un exemple très important au Québec. Le gouvernement du Canada et le gouvernement du Québec y investissent tous les deux, de concert avec un investisseur privé qui y met au delà de 200 millions de dollars. Dès qu’il y a un investissement privé important, les projets semblent aller de l’avant. C’est ce qui est arrivé à Mont Tremblant et à Whistler.
TOURISME : Parlons de vos réalisations durant votre mandat maintenant. Lesquelles considérez vous particulièrement marquantes?
M. Lapointe : Je pense que la plus belle opération qu’on a faite a été de créer une nouvelle image de marque pour le Canada. Ce qui a été passionnant est que l’exercice s’est déroulé dans un cadre qui à permis de consulter toutes les régions du pays : de la Colombie‑Britannique à Terre‑Neuve, et dans certains de nos marchés principaux. Cela a servi beaucoup à consolider les liens qui unissent la CCT avec l’industrie touristique au Canada. Canada. Explorez sans fin, c’est un énoncé qui perméabilise toute l’orientation stratégique de la CCT pour soutenir l’industrie, et de plus en plus on sent une adhésion de toutes les parties vers le tout.
La deuxième réalisation que je mentionnerais, ce sont les nouvelles orientations stratégiques de la CCT. Au début de la deuxième année de mon mandat, le conseil d’administration et tous nos comités ont entamé l’examen à la loupe de chaque marché sur lequel nous intervenions. Après de longues discussions, certaines déchirantes, on a convenu de faire passer le nombre de marchés ciblés par la CCT de 15 à 8. Ce fut une décision très difficile, parce qu’on avait quand même tissé des liens en Italie, en Hollande, en Suisse, à Taiwan et à Hong Kong. Mais cela s’est avéré la bonne décision sur le plan stratégique, parce qu’elle allait nous permettre d’avoir un impact plus fort sur les marchés qui donnaient les meilleurs rendements.
Dans le même élan, nous prenions la décision la même année de nous tourner résolument vers les communications électroniques. Cela ne semble pas très original en surface, mais c’était une décision à prendre. Le fait d’élaborer des stratégies qui nous amèneraient à être en relation directe avec les consommateurs par le biais d’Internet, nous a mené à changer de cap si bien que la CCT ne dépend plus maintenant uniquement de l’éventail des médias publicitaires conventionnels des domaines de l’imprimé, de la radio ou de la télé.
La troisième réalisation, et cela demande des efforts continus, c’est le renforcement du rôle de leadership de la CCT. Nous avons eu beaucoup d’occasions de démontrer son importance au cours des 5 dernières années, suite aux événements du 11 septembre 2001, et à ceux reliés au SRAS à Toronto qui menaçaient la prospérité même de l’industrie touristique à travers tout le pays. Durant ces deux crises, je crois que la CCT a su bien jouer son rôle de rassembleur.
TOURISME : Quel élément clé identifieriez vous comme fondement à ce rôle de leader?
M. Lapointe : Ce n’est pas très sorcier le leadership. Il faut avoir un minimum d’écoute et de capacité à aller chercher ce qu’il y a de mieux chez nos collaborateurs. Le leadership c’est aussi savoir inspirer la confiance et amener les gens qui travaillent pour nous à donner le meilleur d’eux‑mêmes.
TOURISME : Sur le plan des défis auxquels la CCT fait face à l’heure actuelle, lesquels considérez‑vous comme les plus pressants?
M. Lapointe : Le premier défi qui préoccupe toute l’industrie canadienne c’est évidemment le déclin soutenu du nombre de touristes en provenance des États‑Unis, un phénomène qui peut être observé dans toutes les régions du Canada. Notre gros volume de visiteurs étrangers provient des États‑Unis. Alors on essaie plusieurs choses avec nos partenaires en nous concentrant dans les plus grandes villes, parce qu’on constate que la baisse est beaucoup moins marquée chez les Américains qui viennent par avion de Californie, de Washington, du Texas, de Floride ou de New York.
Dans ces cas‑là, on parle même d’une légère augmentation en 2007. On n’a pas trouvé la recette pour séduire tous les territoires frontaliers, cependant. Je crois que ce fut une sage décision pour la CCT que de cesser ses actions dans les territoires frontaliers, puisque Vancouver est déjà actif à Seattle; Toronto et Niagara Falls sont actifs à Buffalo. Ce sont des destinations voisines; Windsor va être actif à Détroit, et Montréal investit dans sa présence à Montpelier, Plattsburgh et Burlington.
En revanche, cela permet de nous tourner vers d’autres marchés, que ce soit le Mexique, la France et l’Angleterre qui performent bien. Le nombre de visiteurs en provenance de Chine augmente. Mais la Chine représente un autre défi, et je dois dire que le fait qu’on n’ait pas réussi en 2007 à obtenir le statut de destination approuvée me laisse tout à fait perplexe. Cela me frustre, d’autant plus que les États‑Unis viennent tout juste d’obtenir ce même statut tant convoité.
Sur un autre plan, nous faisons face à une concurrence internationale beaucoup plus forte qu’auparavant; de nouvelles destinations touristiques sont nées. Il y a un engouement à l’heure actuelle pour la Croatie, l’Europe de l’Est en général. Le Laos commence à s’ouvrir, après le Vietnam. Ces nouvelles destinations font que la tarte est de plus en plus divisée. Alors il faut maintenir nos parts de marché et bien marquer les avantages qu’offre le Canada comme destination touristique. En faisant appel à l’imaginaire et au sens de l’aventure du consommateur, avec la nouvelle image de marque du Canada, on a peut‑être entre les mains le bon outil. Mais on n’en aura la confirmation qu’après l’avoir expérimenté pendant une dizaine d’années.
TOURISME : Comment l’industrie touristique peut‑elle mieux se préparer à faire face à ces défis?
M. Lapointe : Je ne suis pas du tout pessimiste. Il est certain qu’on a encore un travail à faire au niveau d’une plus grande cohésion de l’industrie. On est bien loin du secteur de l’agriculture qui est en mesure d’exercer un lobby beaucoup plus fort que nous. Nous nous y appliquons tous. L’Association des hôtels du Canada, les associations d’hôtels régionales et l’Association de l’industrie touristique du Canada le font. Mais nous avons encore du travail à faire pour que nous puissions éventuellement parler d’une seule voix. J’entends par là également être en mesure de se présenter sur les marchés non pas d’une façon dispersée, mais en tant que partie d’un tout qui s’appelle le Canada.
Est‑ce que l’adversité ne nous aiderait pas à nous coaliser? Nous avons déjà enchâssé l’importance du rôle des partenariats non‑traditionnels dans les priorités de la stratégie 2008‑2012. Nous voulons les accentuer davantage. Je suis convaincu que parmi toutes les ressources à notre disposition en ce moment, les partenariats non‑traditionnels constituent le meilleur moyen de globaliser l’industrie touristique canadienne. À nous de les mettre en chantier.
TOURISME : Merci M. Lapointe.
Président du conseil d’administration à la Commission canadienne du tourisme (CCT) depuis 2002, l’Honorable Charles Lapointe, C.P., a marqué l’organisation chargée de vendre le Canada touristique au reste du monde comme peu de gens auront su le faire. Au terme de son mandat de 5 ans au sein de la CCT, il trace un bilan de parcours optimiste, le long duquel les tempêtes se sont à l’occasion révélées providentielles. TOURISME s’est entretenu récemment avec M. Lapointe, peu après que son mandat eût pris fin le 1er décembre dernier.
TOURISME : Les défis que doivent relever les intervenants de l’industrie touristique canadienne aujourd’hui, que ce soit au chapitre du financement de projets, du marketing ou des ressources humaines, laissent croire par moment qu’elle est mal aimée. Êtes‑vous d’accord avec cette perception?
M. Lapointe: Il y a toujours encore un grand travail de pèlerin à accomplir pour convaincre à la fois le secteur privé d’investir dans une industrie qui engendre des retombés considérables, et convaincre les acteurs public de l’importance de ce secteur d’activités comme l’une des grandes industries génératrices de revenus et créatrice d’emploi au Canada.
Récemment, la Secrétaire d’état au tourisme et à la petite entreprise, Mme Diane Ablonczy, annonçait 26 millions de dollars additionnels pour promouvoir le Canada à l’occasion des Jeux olympiques de 2010. Ça c’est une victoire. Le gouvernement du Canada a également injecté des fonds pour promouvoir le fait français au Canada à l’occasion du 400ème anniversaire de Québec.
Je pense qu’avec de bons projets, le travail soutenu du pèlerin permet d’engendrer des alliances avec un plus grand nombre de joueurs privés qui augmenteront l’intérêt des pouvoirs publics à s’engager davantage dans l’industrie touristique. Actuellement, le projet du Massif dans Charlevoix est un exemple très important au Québec. Le gouvernement du Canada et le gouvernement du Québec y investissent tous les deux, de concert avec un investisseur privé qui y met au delà de 200 millions de dollars. Dès qu’il y a un investissement privé important, les projets semblent aller de l’avant. C’est ce qui est arrivé à Mont Tremblant et à Whistler.
TOURISME : Parlons de vos réalisations durant votre mandat maintenant. Lesquelles considérez vous particulièrement marquantes?
M. Lapointe : Je pense que la plus belle opération qu’on a faite a été de créer une nouvelle image de marque pour le Canada. Ce qui a été passionnant est que l’exercice s’est déroulé dans un cadre qui à permis de consulter toutes les régions du pays : de la Colombie‑Britannique à Terre‑Neuve, et dans certains de nos marchés principaux. Cela a servi beaucoup à consolider les liens qui unissent la CCT avec l’industrie touristique au Canada. Canada. Explorez sans fin, c’est un énoncé qui perméabilise toute l’orientation stratégique de la CCT pour soutenir l’industrie, et de plus en plus on sent une adhésion de toutes les parties vers le tout.
La deuxième réalisation que je mentionnerais, ce sont les nouvelles orientations stratégiques de la CCT. Au début de la deuxième année de mon mandat, le conseil d’administration et tous nos comités ont entamé l’examen à la loupe de chaque marché sur lequel nous intervenions. Après de longues discussions, certaines déchirantes, on a convenu de faire passer le nombre de marchés ciblés par la CCT de 15 à 8. Ce fut une décision très difficile, parce qu’on avait quand même tissé des liens en Italie, en Hollande, en Suisse, à Taiwan et à Hong Kong. Mais cela s’est avéré la bonne décision sur le plan stratégique, parce qu’elle allait nous permettre d’avoir un impact plus fort sur les marchés qui donnaient les meilleurs rendements.
Dans le même élan, nous prenions la décision la même année de nous tourner résolument vers les communications électroniques. Cela ne semble pas très original en surface, mais c’était une décision à prendre. Le fait d’élaborer des stratégies qui nous amèneraient à être en relation directe avec les consommateurs par le biais d’Internet, nous a mené à changer de cap si bien que la CCT ne dépend plus maintenant uniquement de l’éventail des médias publicitaires conventionnels des domaines de l’imprimé, de la radio ou de la télé.
La troisième réalisation, et cela demande des efforts continus, c’est le renforcement du rôle de leadership de la CCT. Nous avons eu beaucoup d’occasions de démontrer son importance au cours des 5 dernières années, suite aux événements du 11 septembre 2001, et à ceux reliés au SRAS à Toronto qui menaçaient la prospérité même de l’industrie touristique à travers tout le pays. Durant ces deux crises, je crois que la CCT a su bien jouer son rôle de rassembleur.
TOURISME : Quel élément clé identifieriez vous comme fondement à ce rôle de leader?
M. Lapointe : Ce n’est pas très sorcier le leadership. Il faut avoir un minimum d’écoute et de capacité à aller chercher ce qu’il y a de mieux chez nos collaborateurs. Le leadership c’est aussi savoir inspirer la confiance et amener les gens qui travaillent pour nous à donner le meilleur d’eux‑mêmes.
TOURISME : Sur le plan des défis auxquels la CCT fait face à l’heure actuelle, lesquels considérez‑vous comme les plus pressants?
M. Lapointe : Le premier défi qui préoccupe toute l’industrie canadienne c’est évidemment le déclin soutenu du nombre de touristes en provenance des États‑Unis, un phénomène qui peut être observé dans toutes les régions du Canada. Notre gros volume de visiteurs étrangers provient des États‑Unis. Alors on essaie plusieurs choses avec nos partenaires en nous concentrant dans les plus grandes villes, parce qu’on constate que la baisse est beaucoup moins marquée chez les Américains qui viennent par avion de Californie, de Washington, du Texas, de Floride ou de New York.
Dans ces cas‑là, on parle même d’une légère augmentation en 2007. On n’a pas trouvé la recette pour séduire tous les territoires frontaliers, cependant. Je crois que ce fut une sage décision pour la CCT que de cesser ses actions dans les territoires frontaliers, puisque Vancouver est déjà actif à Seattle; Toronto et Niagara Falls sont actifs à Buffalo. Ce sont des destinations voisines; Windsor va être actif à Détroit, et Montréal investit dans sa présence à Montpelier, Plattsburgh et Burlington.
En revanche, cela permet de nous tourner vers d’autres marchés, que ce soit le Mexique, la France et l’Angleterre qui performent bien. Le nombre de visiteurs en provenance de Chine augmente. Mais la Chine représente un autre défi, et je dois dire que le fait qu’on n’ait pas réussi en 2007 à obtenir le statut de destination approuvée me laisse tout à fait perplexe. Cela me frustre, d’autant plus que les États‑Unis viennent tout juste d’obtenir ce même statut tant convoité.
Sur un autre plan, nous faisons face à une concurrence internationale beaucoup plus forte qu’auparavant; de nouvelles destinations touristiques sont nées. Il y a un engouement à l’heure actuelle pour la Croatie, l’Europe de l’Est en général. Le Laos commence à s’ouvrir, après le Vietnam. Ces nouvelles destinations font que la tarte est de plus en plus divisée. Alors il faut maintenir nos parts de marché et bien marquer les avantages qu’offre le Canada comme destination touristique. En faisant appel à l’imaginaire et au sens de l’aventure du consommateur, avec la nouvelle image de marque du Canada, on a peut‑être entre les mains le bon outil. Mais on n’en aura la confirmation qu’après l’avoir expérimenté pendant une dizaine d’années.
TOURISME : Comment l’industrie touristique peut‑elle mieux se préparer à faire face à ces défis?
M. Lapointe : Je ne suis pas du tout pessimiste. Il est certain qu’on a encore un travail à faire au niveau d’une plus grande cohésion de l’industrie. On est bien loin du secteur de l’agriculture qui est en mesure d’exercer un lobby beaucoup plus fort que nous. Nous nous y appliquons tous. L’Association des hôtels du Canada, les associations d’hôtels régionales et l’Association de l’industrie touristique du Canada le font. Mais nous avons encore du travail à faire pour que nous puissions éventuellement parler d’une seule voix. J’entends par là également être en mesure de se présenter sur les marchés non pas d’une façon dispersée, mais en tant que partie d’un tout qui s’appelle le Canada.
Est‑ce que l’adversité ne nous aiderait pas à nous coaliser? Nous avons déjà enchâssé l’importance du rôle des partenariats non‑traditionnels dans les priorités de la stratégie 2008‑2012. Nous voulons les accentuer davantage. Je suis convaincu que parmi toutes les ressources à notre disposition en ce moment, les partenariats non‑traditionnels constituent le meilleur moyen de globaliser l’industrie touristique canadienne. À nous de les mettre en chantier.
TOURISME : Merci M. Lapointe.
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30.3.08
Le Mexique – un marché lucratif pour le Canada
Le bureau mexicain de la CCT s'est récemment vu décerner par la Hospitality Sales & Marketing Association International (HSMAI) un prix Adrian pour la meilleure campagne de marketing touristique en Amérique latine. La campagne en question (lancée en février 2007) incluait, entre autres, des bandeaux publicitaires, des mots à cliquer sur Google et un site Web où les visiteurs pouvaient s'inscrire pour le tirage d'un voyage au Canada. Cependant, l'importance que le marché mexicain prend pour le Canada a pu échapper à l’observateur.
Selon Jorge Morfín, directeur général du bureau mexicain de la CCT, « le Canada est une destination de plus en plus en vogue. Le nombre de voyageurs qui se rendent au Canada augmente de plus de dix pour cent tous les mois. Les Mexicains aiment vraiment les paysages, l'accueil et les Canadiens. Ils n'ont pas besoin de visa d'entrée, et le Canada est réputé être plus accueillant que d'autres pays (dont les États‑Unis) à l'égard des Mexicains. »
Alors, de plus en plus de panneaux, de clôtures et d’autobus au Mexique portent le slogan « Sigue Explorando » (Explorez sans fin). La campagne primée de la CCT au Mexique est inspirée par des contrastes originaux : « Le Canada : plus cool que vous croyez / Le Canada : plus hot que vous croyez ».
« Au Mexique, le Canada est perçu comme froid à cause de la neige », explique M. Morfín. « Notre but, c'était de jouer sur les mots cool et hot pour leur faire savoir qu'on y trouve toute la chaleur du tourisme urbain : magasinage, fine cuisine et vie nocturne, ainsi que la fraîcheur du plein air et des activités d'aventure douce auxquelles on peut s'adonner au nord du 49e parallèle. »
« Pour les Mexicains, la culture, l'aventure douce, des icônes touristiques comme les chutes Niagara, la Tour CN ou les Rocheuses canadiennes sont des aspects importants », continue M. Morfín. Les Mexicains adorent magasiner dans les grandes villes canadiennes même si ce n'est pas la raison principale de leur visite. « Le Canada s'y prête bien, et les Mexicains en visite au Canada dépensent plus, en moyenne, que les touristes européens. Vous ne regretterez pas de nous avoir accueillis! », sourit le représentant de la CCT au Mexique.
Selon Jorge Morfín, directeur général du bureau mexicain de la CCT, « le Canada est une destination de plus en plus en vogue. Le nombre de voyageurs qui se rendent au Canada augmente de plus de dix pour cent tous les mois. Les Mexicains aiment vraiment les paysages, l'accueil et les Canadiens. Ils n'ont pas besoin de visa d'entrée, et le Canada est réputé être plus accueillant que d'autres pays (dont les États‑Unis) à l'égard des Mexicains. »
Alors, de plus en plus de panneaux, de clôtures et d’autobus au Mexique portent le slogan « Sigue Explorando » (Explorez sans fin). La campagne primée de la CCT au Mexique est inspirée par des contrastes originaux : « Le Canada : plus cool que vous croyez / Le Canada : plus hot que vous croyez ».
« Au Mexique, le Canada est perçu comme froid à cause de la neige », explique M. Morfín. « Notre but, c'était de jouer sur les mots cool et hot pour leur faire savoir qu'on y trouve toute la chaleur du tourisme urbain : magasinage, fine cuisine et vie nocturne, ainsi que la fraîcheur du plein air et des activités d'aventure douce auxquelles on peut s'adonner au nord du 49e parallèle. »
« Pour les Mexicains, la culture, l'aventure douce, des icônes touristiques comme les chutes Niagara, la Tour CN ou les Rocheuses canadiennes sont des aspects importants », continue M. Morfín. Les Mexicains adorent magasiner dans les grandes villes canadiennes même si ce n'est pas la raison principale de leur visite. « Le Canada s'y prête bien, et les Mexicains en visite au Canada dépensent plus, en moyenne, que les touristes européens. Vous ne regretterez pas de nous avoir accueillis! », sourit le représentant de la CCT au Mexique.
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Franc succès du salon Kanata 2007
L’édition 2007 du salon de la Commission canadienne du tourisme (CCT) a atteint tous les objectifs, selon Simon Pitt, directeur principal, CCT‑Japon. « Les commentaires sont excellents. Deux faits sont dignes de mention : plus de 200 membres des médias ont participé à l’événement médiatique (sept partenaires se sont joints à nous pour la soirée « Venez au Canada »), et la configuration du lieu où se tenait le salon nous permettait de présenter diverses expériences de nos cinq régions principales. »
L’événement présentait des thés et des techniques de massage de la main de la Colombie‑Britannique; Anne de la maison aux pignons verts, des crevettes et des courtepointes de l’Île‑du‑Prince‑Édouard; du vin de l’Ontario; des desserts à l’érable du Québec; puis de la musique country, du bœuf et la Promenade des glaciers, pour l’Alberta.
« Nous avions également des musiciens des Territoires‑du‑Nord‑Ouest, en plus de la nouvelle image de la marque Canada. Pour plusieurs participants, il s’agissait d’aspects tout à fait nouveaux du Canada. Le Canada est reconnu pour son drapeau rouge et blanc ainsi que pour ses superbes paysages. Il s’agit évidemment de choses bien importantes pour nous, mais cette nouvelle approche et cette nouvelle image de marque nous aident à susciter de l’intérêt pour le Canada. »
La plupart des promotions de la CCT au Japon présentent encore les Rocheuses et les chutes du Niagara. « Mais les couleurs vives, les visages souriants et les expressions associées à la nouvelle image incitent les gens à y regarder à deux fois, précise M. Pitt. La soirée a été marquée également par le lancement de la campagne « Clever Woman » au Japon. Seulement durant cette soirée, cinq membres des médias nous ont souligné leur intérêt envers le projet. »
Pour un instant, les organisateurs se sont demandé s’ils pourraient accommoder tous les visiteurs, qui étaient plus nombreux que prévu. « Nous avions trouvé un endroit parfait appelé Honey’s Garden, situé dans le quartier Roppongi de Tokyo. Il s’agit d’un environnement intérieur‑extérieur comptant plusieurs paliers, parfait pour exploiter le thème « Explorez sans fin ». Les gens pouvaient apprécier à leur rythme les stands, la scène, les différents éclairages ainsi que la musique, et nous avons pu mettre en valeur notre nouvelle marque et une vidéo promotionnelle. »
Le salon Kanata est l’événement annuel phare de la CCT au Japon. Il se tient durant deux jours à Tokyo, un jour à Nagoya et deux jours à Osaka. « Environ 50 organisations canadiennes se sont jointes à nous; nous avons rencontré quelque 120 agents de voyage et voyagistes durant la semaine. »
« Il peut être ardu de joindre individuellement des clients potentiels au Japon; c’est pourquoi les gens aiment avoir la possibilité de rencontrer plusieurs personnes dans un même lieu, explique M. Pitt. Et c’est ce que permet le salon Kanata. En faisant activement la promotion du Canada durant une semaine, nous créons un cadre efficace pour aider les voyagistes et les vendeurs du Canada à faire des affaires et à se constituer des réseaux. »
Il s’agissait de la 18e édition de l’événement. « Le salon Kanata évolue chaque année, poursuit M. Pitt. Ces dernières années, nous avons voulu offrir différentes options pour l’hébergement et différents niveaux de participation, afin de répondre aux besoins d’un auditoire le plus vaste possible, parce qu’il peut être très coûteux de venir au Japon pour faire des affaires. Nous offrons toujours un rabais de 500 $ aux organisations qui participent pour la première fois. Notre objectif est d’aider le plus possible les organisations à venir faire la promotion du Canada sur le marché japonais. »
L’événement présentait des thés et des techniques de massage de la main de la Colombie‑Britannique; Anne de la maison aux pignons verts, des crevettes et des courtepointes de l’Île‑du‑Prince‑Édouard; du vin de l’Ontario; des desserts à l’érable du Québec; puis de la musique country, du bœuf et la Promenade des glaciers, pour l’Alberta.
« Nous avions également des musiciens des Territoires‑du‑Nord‑Ouest, en plus de la nouvelle image de la marque Canada. Pour plusieurs participants, il s’agissait d’aspects tout à fait nouveaux du Canada. Le Canada est reconnu pour son drapeau rouge et blanc ainsi que pour ses superbes paysages. Il s’agit évidemment de choses bien importantes pour nous, mais cette nouvelle approche et cette nouvelle image de marque nous aident à susciter de l’intérêt pour le Canada. »
La plupart des promotions de la CCT au Japon présentent encore les Rocheuses et les chutes du Niagara. « Mais les couleurs vives, les visages souriants et les expressions associées à la nouvelle image incitent les gens à y regarder à deux fois, précise M. Pitt. La soirée a été marquée également par le lancement de la campagne « Clever Woman » au Japon. Seulement durant cette soirée, cinq membres des médias nous ont souligné leur intérêt envers le projet. »
Pour un instant, les organisateurs se sont demandé s’ils pourraient accommoder tous les visiteurs, qui étaient plus nombreux que prévu. « Nous avions trouvé un endroit parfait appelé Honey’s Garden, situé dans le quartier Roppongi de Tokyo. Il s’agit d’un environnement intérieur‑extérieur comptant plusieurs paliers, parfait pour exploiter le thème « Explorez sans fin ». Les gens pouvaient apprécier à leur rythme les stands, la scène, les différents éclairages ainsi que la musique, et nous avons pu mettre en valeur notre nouvelle marque et une vidéo promotionnelle. »
Le salon Kanata est l’événement annuel phare de la CCT au Japon. Il se tient durant deux jours à Tokyo, un jour à Nagoya et deux jours à Osaka. « Environ 50 organisations canadiennes se sont jointes à nous; nous avons rencontré quelque 120 agents de voyage et voyagistes durant la semaine. »
« Il peut être ardu de joindre individuellement des clients potentiels au Japon; c’est pourquoi les gens aiment avoir la possibilité de rencontrer plusieurs personnes dans un même lieu, explique M. Pitt. Et c’est ce que permet le salon Kanata. En faisant activement la promotion du Canada durant une semaine, nous créons un cadre efficace pour aider les voyagistes et les vendeurs du Canada à faire des affaires et à se constituer des réseaux. »
Il s’agissait de la 18e édition de l’événement. « Le salon Kanata évolue chaque année, poursuit M. Pitt. Ces dernières années, nous avons voulu offrir différentes options pour l’hébergement et différents niveaux de participation, afin de répondre aux besoins d’un auditoire le plus vaste possible, parce qu’il peut être très coûteux de venir au Japon pour faire des affaires. Nous offrons toujours un rabais de 500 $ aux organisations qui participent pour la première fois. Notre objectif est d’aider le plus possible les organisations à venir faire la promotion du Canada sur le marché japonais. »
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La CCT–É.‑U. lance une campagne pour promouvoir le ski et la planche à neige
À l’approche de la saison de ski, au Canada, la Commission canadienne du tourisme (CCT) lance une campagne visant à convaincre les Américains de prendre leurs prochaines vacances de ski ou de planche à neige dans de fabuleuses destinations canadiennes. Élaborée par DDB Canada, Tribal DDB Canada et la CCT, en partenariat avec le Consortium canadien des destinations de ski, cette campagne présente des annonces dans les médias imprimés et en ligne des États-Unis, ainsi que sur des supports extérieurs, à San Francisco, New York, Chicago et Washington.
« Cette nouvelle campagne fait valoir qu’au Canada, […] l’hospitalité des gens, les commodités, le contraste et la variété des activités, la culture, la splendeur du relief et l’abondance de neige font du Canada la meilleure des destinations de ski », précise Yolaine Dupont, spécialiste du marketing auprès du marché américain des voyages d’agrément, à la CCT.
La publicité électronique commence par montrer des pics enneigés et à inviter les utilisateurs à « constater pourquoi tout le monde revient, encore et encore. » Apparaissent ensuite une montagne et une carte des pistes que l’utilisateur est invité à plier. Une fois la carte pliée, les pistes convergent pour créer sur la montagne un des cinq symboles qui expliquent pourquoi un voyage de ski ou de planche à neige au Canada est une expérience fabuleuse. Le flocon de neige représente, par exemple, l’excellence des conditions de neige, le bonhomme de neige, le plaisir en famille, le verre de martini, les activités de soirée, etc.
« La carte des pistes permet de communiquer de façon originale et interactive avec les skieurs et de les inciter à commencer à préparer leur prochain voyage de ski au Canada », dit Cosmo Campbell, directeur de la conception chez Tribal DDB Canada, de Vancouver.
La publicité présentée à l’extérieur et sur support imprimé met en lumière divers éléments de l’expérience de ski au Canada en montrant des images spectaculaires accompagnées de questions. Dans une des annonces on montre, par exemple, une cuve thermale invitante accompagnée de la question suivante : « qu’est‑ce que la descente d’une piste ‘noire’ sans une séance en cuve thermale pour finir? » Avec une autre photo montrant un chalet idyllique couvert de poudreuse, on demande : « Avez‑vous déjà fait l’expérience d’un hébergement cinq étoiles sous six pieds de neige? »
S’adressant aux mordus du ski et de la planche, la publicité en ligne et hors ligne comprend également l’énoncé de positionnement you haven’t skied, until you’ve skied Canada (vous n’avez pas skié tant que vous n’avez pas skié au Canada) et invite les destinataires à visiter le site www.canada.travel/skinow. Élaboré par la CCT, ce site présente des destinations de ski de la Colombie‑Britannique, de l’Alberta et du Québec. Des forfaits, de précieux conseils sur les voyages et un bulletin d’information sur le ski sont aussi offerts. Les skieurs et les planchistes peuvent également participer au tirage d’un voyage de ski au Canada pour six personnes dans trois stations de ski.
Les annonces en ligne seront présentées sur les sites OnTheSnow.com, TripAdvisor.com et Travelocity.com. La publicité imprimée paraîtra dans les magazines Outside, Travel & Leisure, Departures et Food & Wine, ainsi que dans les publications offertes dans les hôtels Fairmont. La campagne durera de novembre à avril, tandis qu’OMD Vancouver et la CCT seront responsables des achats médias.
« Cette nouvelle campagne fait valoir qu’au Canada, […] l’hospitalité des gens, les commodités, le contraste et la variété des activités, la culture, la splendeur du relief et l’abondance de neige font du Canada la meilleure des destinations de ski », précise Yolaine Dupont, spécialiste du marketing auprès du marché américain des voyages d’agrément, à la CCT.
La publicité électronique commence par montrer des pics enneigés et à inviter les utilisateurs à « constater pourquoi tout le monde revient, encore et encore. » Apparaissent ensuite une montagne et une carte des pistes que l’utilisateur est invité à plier. Une fois la carte pliée, les pistes convergent pour créer sur la montagne un des cinq symboles qui expliquent pourquoi un voyage de ski ou de planche à neige au Canada est une expérience fabuleuse. Le flocon de neige représente, par exemple, l’excellence des conditions de neige, le bonhomme de neige, le plaisir en famille, le verre de martini, les activités de soirée, etc.
« La carte des pistes permet de communiquer de façon originale et interactive avec les skieurs et de les inciter à commencer à préparer leur prochain voyage de ski au Canada », dit Cosmo Campbell, directeur de la conception chez Tribal DDB Canada, de Vancouver.
La publicité présentée à l’extérieur et sur support imprimé met en lumière divers éléments de l’expérience de ski au Canada en montrant des images spectaculaires accompagnées de questions. Dans une des annonces on montre, par exemple, une cuve thermale invitante accompagnée de la question suivante : « qu’est‑ce que la descente d’une piste ‘noire’ sans une séance en cuve thermale pour finir? » Avec une autre photo montrant un chalet idyllique couvert de poudreuse, on demande : « Avez‑vous déjà fait l’expérience d’un hébergement cinq étoiles sous six pieds de neige? »
S’adressant aux mordus du ski et de la planche, la publicité en ligne et hors ligne comprend également l’énoncé de positionnement you haven’t skied, until you’ve skied Canada (vous n’avez pas skié tant que vous n’avez pas skié au Canada) et invite les destinataires à visiter le site www.canada.travel/skinow. Élaboré par la CCT, ce site présente des destinations de ski de la Colombie‑Britannique, de l’Alberta et du Québec. Des forfaits, de précieux conseils sur les voyages et un bulletin d’information sur le ski sont aussi offerts. Les skieurs et les planchistes peuvent également participer au tirage d’un voyage de ski au Canada pour six personnes dans trois stations de ski.
Les annonces en ligne seront présentées sur les sites OnTheSnow.com, TripAdvisor.com et Travelocity.com. La publicité imprimée paraîtra dans les magazines Outside, Travel & Leisure, Departures et Food & Wine, ainsi que dans les publications offertes dans les hôtels Fairmont. La campagne durera de novembre à avril, tandis qu’OMD Vancouver et la CCT seront responsables des achats médias.
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La CCT‑Japon lance sa propre version de la campagne Clever Woman
Les spécialistes du marketing touristique s’inspirent beaucoup de projets réalisés ailleurs dans le monde. C’est exactement ce qu’a fait le bureau de la Commission canadienne du tourisme (CCT) au Japon en lançant sa propre version de la campagne Clever Woman.
« Lors de notre planification pour 2007, l’importance des médias et la présence de célébrités dans nos promotions se sont imposées comme des éléments clés, explique Simon Pitt, directeur principal de la CCT au Japon. La campagne Clever Woman de la CCT en Allemagne connaît un franc succès depuis quelque temps. En l’examinant plus attentivement, nous avons conclu qu’elle pourrait fonctionner sur notre marché si nous l’adaptons aux réalités du Japon. »
M. Pitt et son équipe ont donc entrepris au printemps dernier de créer une version de la campagne Clever Woman adaptée au Japon. Ils ont donc prêté une attention particulière au design, à la conception de la plateforme Web et à l’établissement de partenariats.
Quels médias feraient les meilleurs partenaires? Quelles compagnies aériennes et quels partenaires de l’industrie pourraient bénéficier du projet? Quelle célébrité japonaise serait intéressée par le projet? Toutes ces questions étaient à considérer.
« Nous avons fait un voyage sur la Promenade des glaciers en Alberta à la fin d’août avec Mitsuyo Kusano, une vedette de la télévision japonaise. Par la suite, l’équipe s’est rendue au Yukon pour réaliser un autre reportage. Entre le début septembre et la mi‑octobre, nous nous sommes consacrés au travail technique, c’est‑à-dire au développement et au montage de la photo et de la vidéo, ainsi qu’à leur adaptation pour le Web. » ”
Les responsables de la campagne ont ensuite approché le magazine Sotokoto, un magazine d’art de vivre très populaire au Japon. « Le numéro de décembre du magazine, publié le 15 octobre, comportait six pages d’articles et de photos de Mitsuyo Kusano en Alberta. De plus, nous avons collaboré avec HIS, une agence de voyage japonaise. Le reportage incite les visiteurs à consulter le site Web, où ils peuvent en apprendre davantage sur le voyage de la célébrité. Ils peuvent ensuite réserver leur voyage par l’intermédiaire du site Web de HIS (à partir des liens qui se trouvent sur le site de la campagne), ou encore prendre toute l’information dont ils ont besoin sur le site Web, puis réserver à l’un des points de vente de l’agence. »
En ce moment, la CCT‑Japon travaille à plusieurs projets avec les médias dans le moment. M. Pitt souligne toute l’importance d’une plus grande couverture à la télévision. « Nous voulons concevoir une dramatique télévisée et c’est par nos contacts que nous avons pu rencontrer Mitsuyo Kusano. Elle adore le Canada. Elle a déjà passé le temps des fêtes à Banff, et son expérience a été très positive. D’y retourner en plein été et de collaborer au projet l’a tout de suite intéressée. Elle nous a donné beaucoup d’idées pour la conception du site Web et elle a rédigé elle‑même toutes les entrées de son blogue. »
Le défi d’un tel projet est de trouver la célébrité qui convient, capable de glisser le projet dans son horaire. « Nous avons été chanceux de pouvoir compter sur Mitsuyo Kusano, reconnaît M. Pitt avec satisfaction. Nous voulions créer un effet de surprise au Japon à l’endroit du Canada. La campagne Clever Woman est axée sur le bien‑être, ce qui est très tendance actuellement au Japon. Le résultat est que nous avons pu lancer une campagne très efficace dans un marché en déclin depuis 10 ans. Il est important d’essayer de nouvelles choses et prendre des risques, et cette campagne en est un bon exemple. »
« Lors de notre planification pour 2007, l’importance des médias et la présence de célébrités dans nos promotions se sont imposées comme des éléments clés, explique Simon Pitt, directeur principal de la CCT au Japon. La campagne Clever Woman de la CCT en Allemagne connaît un franc succès depuis quelque temps. En l’examinant plus attentivement, nous avons conclu qu’elle pourrait fonctionner sur notre marché si nous l’adaptons aux réalités du Japon. »
M. Pitt et son équipe ont donc entrepris au printemps dernier de créer une version de la campagne Clever Woman adaptée au Japon. Ils ont donc prêté une attention particulière au design, à la conception de la plateforme Web et à l’établissement de partenariats.
Quels médias feraient les meilleurs partenaires? Quelles compagnies aériennes et quels partenaires de l’industrie pourraient bénéficier du projet? Quelle célébrité japonaise serait intéressée par le projet? Toutes ces questions étaient à considérer.
« Nous avons fait un voyage sur la Promenade des glaciers en Alberta à la fin d’août avec Mitsuyo Kusano, une vedette de la télévision japonaise. Par la suite, l’équipe s’est rendue au Yukon pour réaliser un autre reportage. Entre le début septembre et la mi‑octobre, nous nous sommes consacrés au travail technique, c’est‑à-dire au développement et au montage de la photo et de la vidéo, ainsi qu’à leur adaptation pour le Web. » ”
Les responsables de la campagne ont ensuite approché le magazine Sotokoto, un magazine d’art de vivre très populaire au Japon. « Le numéro de décembre du magazine, publié le 15 octobre, comportait six pages d’articles et de photos de Mitsuyo Kusano en Alberta. De plus, nous avons collaboré avec HIS, une agence de voyage japonaise. Le reportage incite les visiteurs à consulter le site Web, où ils peuvent en apprendre davantage sur le voyage de la célébrité. Ils peuvent ensuite réserver leur voyage par l’intermédiaire du site Web de HIS (à partir des liens qui se trouvent sur le site de la campagne), ou encore prendre toute l’information dont ils ont besoin sur le site Web, puis réserver à l’un des points de vente de l’agence. »
En ce moment, la CCT‑Japon travaille à plusieurs projets avec les médias dans le moment. M. Pitt souligne toute l’importance d’une plus grande couverture à la télévision. « Nous voulons concevoir une dramatique télévisée et c’est par nos contacts que nous avons pu rencontrer Mitsuyo Kusano. Elle adore le Canada. Elle a déjà passé le temps des fêtes à Banff, et son expérience a été très positive. D’y retourner en plein été et de collaborer au projet l’a tout de suite intéressée. Elle nous a donné beaucoup d’idées pour la conception du site Web et elle a rédigé elle‑même toutes les entrées de son blogue. »
Le défi d’un tel projet est de trouver la célébrité qui convient, capable de glisser le projet dans son horaire. « Nous avons été chanceux de pouvoir compter sur Mitsuyo Kusano, reconnaît M. Pitt avec satisfaction. Nous voulions créer un effet de surprise au Japon à l’endroit du Canada. La campagne Clever Woman est axée sur le bien‑être, ce qui est très tendance actuellement au Japon. Le résultat est que nous avons pu lancer une campagne très efficace dans un marché en déclin depuis 10 ans. Il est important d’essayer de nouvelles choses et prendre des risques, et cette campagne en est un bon exemple. »
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Le partenariat des soirées des baleines de la CCT‑Allemagne se terminera en beauté
Le bureau de la CCT en Allemagne a collaboré avec la Whale and Dolphin Conservation Society et avec d’autres partenaires pour promouvoir l’observation durable des baleines au Canada au cours des cinq dernières années. Il est temps de passer à d’autres initiatives, selon le directeur Karl-Heinz Limberg, mais pas avant une dernière célébration digne de ce nom : « Nous voulons organiser une activité de financement qui aura lieu le 25 novembre chez Globetrotter, l’une des boutiques de vêtements et d’équipement de plein air les plus impressionnantes d’Allemagne. Cette chaîne haut de gamme compte une immense succursale à Cologne, où on trouve un bassin et un mur d’escalade. C’est à cet endroit qu’aura lieu notre dernière soirée des baleines. »
M. Limberg attend environ 800 invités, dont plusieurs représentants de la presse et de la télévision, ainsi que des célébrités et des invités spéciaux. L’objectif consiste à recueillir des fonds pour l’organisation, tout en faisant la promotion de l’observation des baleines au Canada, une activité éthique dont les répercussions sur les baleines doivent être minimes.
« Les gens doivent savoir que ces principes ne sont pas pris à la légère au Canada. L’observation des baleines est un produit très populaire en Allemagne. Grâce à Globetrotter et à de nombreux commanditaires qui ont offert des prix pour les enchères et les tirages au sort, l’événement sera mémorable. »
Ces partenaires comprennent Logona, un fabricant de produits cosmétiques naturels, ainsi qu’une chaîne de magasins d’alimentation biologique, des grands magasins, et même deux célèbres chefs allemands qui feront une démonstration de cuisine en plein air. « La chanteuse Katja Ebstein offrira un spectacle gratuit, ce qui permettra d’attirer de nombreux visiteurs », indique M. Limberg. « Nous vendons les billets 60 euros, ce qui peut être considéré comme un coût élevé, mais nous pourrons ainsi nous adresser au public visé. La plupart de nos partenaires canadiens qui offrent des croisières d’observation des baleines participent à l’initiative, ce qui signifie qu’ils auront une place de choix. On invitera aussi des scientifiques canadiens spécialistes des baleines, qui pourront répondre aux questions des participants. »
M. Limberg attend environ 800 invités, dont plusieurs représentants de la presse et de la télévision, ainsi que des célébrités et des invités spéciaux. L’objectif consiste à recueillir des fonds pour l’organisation, tout en faisant la promotion de l’observation des baleines au Canada, une activité éthique dont les répercussions sur les baleines doivent être minimes.
« Les gens doivent savoir que ces principes ne sont pas pris à la légère au Canada. L’observation des baleines est un produit très populaire en Allemagne. Grâce à Globetrotter et à de nombreux commanditaires qui ont offert des prix pour les enchères et les tirages au sort, l’événement sera mémorable. »
Ces partenaires comprennent Logona, un fabricant de produits cosmétiques naturels, ainsi qu’une chaîne de magasins d’alimentation biologique, des grands magasins, et même deux célèbres chefs allemands qui feront une démonstration de cuisine en plein air. « La chanteuse Katja Ebstein offrira un spectacle gratuit, ce qui permettra d’attirer de nombreux visiteurs », indique M. Limberg. « Nous vendons les billets 60 euros, ce qui peut être considéré comme un coût élevé, mais nous pourrons ainsi nous adresser au public visé. La plupart de nos partenaires canadiens qui offrent des croisières d’observation des baleines participent à l’initiative, ce qui signifie qu’ils auront une place de choix. On invitera aussi des scientifiques canadiens spécialistes des baleines, qui pourront répondre aux questions des participants. »
La CCT‑Allemagne pratique l’art de séduire la presse touristique
Les voyageurs allemands ont peut-être un faible pour le Canada, mais il ne faut pas s’imaginer pour autant que leur engouement nous est acquis à tout jamais. Voilà l’approche que Barbara Ackermann, spécialiste des médias, et son équipe, qui font partie du bureau de la Commission canadienne du tourisme (CCT) en Allemagne, privilégient au moment où leur plus importante initiative de l’année débute cette semaine à Munich, Berlin, Hambourg et Dusseldorf.
« Nous invitons 30 journalistes allemands à une tournée culinaire au Canada, et avant chaque plat, des représentants de diverses régions ont cinq minutes pour se présenter et proposer leurs idées de reportage aux journalistes invités. Pendant le repas, les partenaires se déplacent dans la salle pour rencontrer autant de journalistes que possible. »
Mme Ackermann dit que cette formule s’est révélée très productive au cours des deux dernières années et que le nombre des partenaires de la CCT a augmenté à onze, cette année : il s’agit de l’Alberta, de l’Ontario, du Québec, du Canada atlantique, du Manitoba, du Yukon, des Territoires du Nord‑Ouest, du Nunavut, de Via Rail, des Hôtels et villégiatures Fairmont et d’Air Transat.
« Dans chaque ville, nous rencontrons entre 25 et 30 membres des médias qui ont été invités à une tournée culinaire au Canada. Les mets et les vins servis sont canadiens. Chaque destination se présente trois fois avant chaque plat du repas. Les partenaires présentent un bref aperçu de leur destination ou des nouveautés qu’on y trouve.
« On peut présenter, par exemple, un aperçu des célébrations du 400e anniversaire de Québec. La CCT peut souhaiter leur faire savoir que nous lançons de nouveau notre site pour médias touristiques ou que Go Media aura lieu à Québec l’an prochain. Il peut aussi être question des Jeux olympiques de 2010, tandis qu’Air Transat voudra faire connaître ses nouveaux vols. »
Mme Ackermann estime que ces réceptions permettent d’attirer l’attention des médias et d’obtenir, espère‑t-on, une couverture positive. « Il s’agit de les intéresser au voyage de presse qui suivra et, au bout du compte, d’inciter les Allemands à visiter le Canada à la première occasion. »
« Nous invitons 30 journalistes allemands à une tournée culinaire au Canada, et avant chaque plat, des représentants de diverses régions ont cinq minutes pour se présenter et proposer leurs idées de reportage aux journalistes invités. Pendant le repas, les partenaires se déplacent dans la salle pour rencontrer autant de journalistes que possible. »
Mme Ackermann dit que cette formule s’est révélée très productive au cours des deux dernières années et que le nombre des partenaires de la CCT a augmenté à onze, cette année : il s’agit de l’Alberta, de l’Ontario, du Québec, du Canada atlantique, du Manitoba, du Yukon, des Territoires du Nord‑Ouest, du Nunavut, de Via Rail, des Hôtels et villégiatures Fairmont et d’Air Transat.
« Dans chaque ville, nous rencontrons entre 25 et 30 membres des médias qui ont été invités à une tournée culinaire au Canada. Les mets et les vins servis sont canadiens. Chaque destination se présente trois fois avant chaque plat du repas. Les partenaires présentent un bref aperçu de leur destination ou des nouveautés qu’on y trouve.
« On peut présenter, par exemple, un aperçu des célébrations du 400e anniversaire de Québec. La CCT peut souhaiter leur faire savoir que nous lançons de nouveau notre site pour médias touristiques ou que Go Media aura lieu à Québec l’an prochain. Il peut aussi être question des Jeux olympiques de 2010, tandis qu’Air Transat voudra faire connaître ses nouveaux vols. »
Mme Ackermann estime que ces réceptions permettent d’attirer l’attention des médias et d’obtenir, espère‑t-on, une couverture positive. « Il s’agit de les intéresser au voyage de presse qui suivra et, au bout du compte, d’inciter les Allemands à visiter le Canada à la première occasion. »
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8.12.07
Terre-Neuve-et-Labrador : un fort sentiment d’appartenance pour les Canadiens
(article publié initialement dans TOURISME)
Charlotte Jewczyk, directrice du développement de marchés et des relations avec l’industrie, à Tourisme Terre-Neuve-et-Labrador, admet d’emblée que le marché national a toujours été le meilleur pourvoyeur de sa province. « [Nos clients viennent] essentiellement des Maritimes et de l’Ontario. Dernièrement, toutefois, nous voyons plus de Québécois et de gens de l’Ouest. »
Mais peut-être mieux encore, Mme Jewczyk a observé une augmentation des dépenses effectuées par ces clientèles. « Les visiteurs arrivent et sont séduits par des expériences d’une gamme légèrement plus relevée. Étant donné que d’importants investissements ont été consacrés à nos infrastructures d’hébergement à ce niveau, ces visiteurs nous procurent un meilleur rendement. Nous répondons à la demande de voyageurs avertis qui veulent passer leurs journées à la dure, mais leurs nuits en tout confort. »
Mme Jewczyk relève également que l’activité a beaucoup augmenté chez les croisiéristes. « Ce secteur est prometteur pour Terre-Neuve-et-Labrador, surtout pour la circumnavigation, car nous avons 27 ports d’escale. Les navires de croisière s’arrêtent donc dans des lieux où les visiteurs ne trouveraient pas normalement d’hébergement, sur la terre ferme. Ce sont des croisières d’expédition; je connais des croisiéristes qui affichent déjà complet pour 2008. »
Alors, pourquoi les consommateurs sont-ils attirés par ce genre d’expériences? Mme Jewczyk dit que l’image de marque de la destination y est pour beaucoup. « Nous continuons à servir les adeptes d’expériences enrichissantes et introspectives. Pour diverses raisons, Terre-Neuve-et-Labrador en a à revendre. Qu’il s’agisse de rencontrer un chauffeur de taxi ou de goûter au pain de ménage ou au grand air, ce sont toutes ces expériences que les gens n’obtiennent pas dans les grandes villes qui semblent les attirer. »
L’autre élément qui attire les Canadiens en particulier, selon Mme Jewczyk, c’est la culture de Terre-Neuve-et-Labrador. « Elle est présente dans notre musique, nos objets d’art et notre littérature et [cela] aide à promouvoir notre destination. »
Pour les Canadiens, le ‘Rocher’ est-il exotique? « Absolument, répond Mme Jewczyk. Je pense que nous sommes parvenus à maturité à titre de destination située en marge des sentiers battus. Nos recherches révèlent que beaucoup de clients viennent parce qu’ils ont toujours voulu voir Terre-Neuve-et-Labrador. Avant et après nos réunions et congrès, ils ont parfois l’occasion de contribuer à l’économie provinciale. »
Elle explique que ce succès résulte de l’authenticité des expériences offertes : « Ce sont des choses qui nous ont été données par la nature, le relief et l’archéologie; [des choses comme] notre environnement marin, notre histoire naturelle, nos gens et notre sentiment d’appartenance. Tout ce que Terre-Neuve-et-Labrador a à offrir est à l’origine d’une merveilleuse synergie; pour nous, il est tout naturel de nous inspirer de cet atout. »
Les visiteurs semblent apprécier. Mme Jewczyk dit que le séjour moyen, dans la province, dure de 10 à 12 jours. « Ainsi, notre rendement est bon dès que quelqu’un décide de venir à Terre-Neuve-et-Labrador. Il n’y a rien de tel qu’un touriste accidentel, ici. Pour venir ici, il faut le décider délibérément; on ne fait pas que ‘passer’ par Terre-Neuve-et-Labrador. »
Charlotte Jewczyk, directrice du développement de marchés et des relations avec l’industrie, à Tourisme Terre-Neuve-et-Labrador, admet d’emblée que le marché national a toujours été le meilleur pourvoyeur de sa province. « [Nos clients viennent] essentiellement des Maritimes et de l’Ontario. Dernièrement, toutefois, nous voyons plus de Québécois et de gens de l’Ouest. »
Mais peut-être mieux encore, Mme Jewczyk a observé une augmentation des dépenses effectuées par ces clientèles. « Les visiteurs arrivent et sont séduits par des expériences d’une gamme légèrement plus relevée. Étant donné que d’importants investissements ont été consacrés à nos infrastructures d’hébergement à ce niveau, ces visiteurs nous procurent un meilleur rendement. Nous répondons à la demande de voyageurs avertis qui veulent passer leurs journées à la dure, mais leurs nuits en tout confort. »
Mme Jewczyk relève également que l’activité a beaucoup augmenté chez les croisiéristes. « Ce secteur est prometteur pour Terre-Neuve-et-Labrador, surtout pour la circumnavigation, car nous avons 27 ports d’escale. Les navires de croisière s’arrêtent donc dans des lieux où les visiteurs ne trouveraient pas normalement d’hébergement, sur la terre ferme. Ce sont des croisières d’expédition; je connais des croisiéristes qui affichent déjà complet pour 2008. »
Alors, pourquoi les consommateurs sont-ils attirés par ce genre d’expériences? Mme Jewczyk dit que l’image de marque de la destination y est pour beaucoup. « Nous continuons à servir les adeptes d’expériences enrichissantes et introspectives. Pour diverses raisons, Terre-Neuve-et-Labrador en a à revendre. Qu’il s’agisse de rencontrer un chauffeur de taxi ou de goûter au pain de ménage ou au grand air, ce sont toutes ces expériences que les gens n’obtiennent pas dans les grandes villes qui semblent les attirer. »
L’autre élément qui attire les Canadiens en particulier, selon Mme Jewczyk, c’est la culture de Terre-Neuve-et-Labrador. « Elle est présente dans notre musique, nos objets d’art et notre littérature et [cela] aide à promouvoir notre destination. »
Pour les Canadiens, le ‘Rocher’ est-il exotique? « Absolument, répond Mme Jewczyk. Je pense que nous sommes parvenus à maturité à titre de destination située en marge des sentiers battus. Nos recherches révèlent que beaucoup de clients viennent parce qu’ils ont toujours voulu voir Terre-Neuve-et-Labrador. Avant et après nos réunions et congrès, ils ont parfois l’occasion de contribuer à l’économie provinciale. »
Elle explique que ce succès résulte de l’authenticité des expériences offertes : « Ce sont des choses qui nous ont été données par la nature, le relief et l’archéologie; [des choses comme] notre environnement marin, notre histoire naturelle, nos gens et notre sentiment d’appartenance. Tout ce que Terre-Neuve-et-Labrador a à offrir est à l’origine d’une merveilleuse synergie; pour nous, il est tout naturel de nous inspirer de cet atout. »
Les visiteurs semblent apprécier. Mme Jewczyk dit que le séjour moyen, dans la province, dure de 10 à 12 jours. « Ainsi, notre rendement est bon dès que quelqu’un décide de venir à Terre-Neuve-et-Labrador. Il n’y a rien de tel qu’un touriste accidentel, ici. Pour venir ici, il faut le décider délibérément; on ne fait pas que ‘passer’ par Terre-Neuve-et-Labrador. »
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La Nouvelle-Écosse compte sur l'Ontario et l'Ouest canadien
(article publié initialement dans TOURISME)
Comme d’autres destinations canadiennes, la Nouvelle-Écosse pâtit du fléchissement du marché américain. Selon John Somers, directeur du marketing à la division tourisme du ministère du Tourisme, de la Culture et du Patrimoine de la Nouvelle-Écosse, « les principaux coupables sont le dollar et la réticence des Américains face aux voyages à l’étranger. »
Il dit que cette année a été l’année du tourisme canadien : « Les plus fortes augmentations sont essentiellement attribuables à l’Ontario; en juillet, le tourisme routier a augmenté de 19 %, je crois. C’est assez contre-intuitif pour nous, mais nous avons créé un profil à l’aide de la promotion ‘Ceilidh in the Capital’ que nous avons présentée dans la région d’Ottawa cette année. »
M. Somers pense que la force de ce genre d’activités de marketing provient de l’identification d’un public cible qui correspond au concept de l’explorateur culturel, mis au point par la CCT. « En interrogeant nos clients, nous constatons que les voyageurs qui souhaitent venir en Nouvelle-Écosse [surtout à partir d’un marché moyennement ou très éloigné] désirent vraiment faire l’expérience des destinations qu’ils visitent et de la culture locale. Pour obtenir une solution gagnante, nous jumelons cette réalité au concept plus classique des expériences de plein air offertes en Nouvelle-Écosse. »
M. Somers dit que des recherches révèlent que beaucoup de voyageurs originaires de lieux moyennement éloignés perçoivent toujours la Nouvelle-Écosse comme une destination où l’on se rend en automobile. Or, son ministère travaille à une stratégie visant à tirer parti de l’accroissement du nombre de vols vers la Nouvelle-Écosse. Il dit que sa destination continue à investir un « montant d’argent assez important » dans le marché américain, qui représente toujours de 11 % à 12 % des visiteurs non résidents. « Malgré tous nos efforts, ce marché semble maintenant être en déclin un peu partout au Canada, dit-il. Nous essayons d’attirer les gens ici, tout en envisageant de nouveaux marchés comme l’Ouest canadien. Évidemment, l’Ontario, le Québec et les Maritimes ont toujours été importants pour nous, alors nous y déployons aussi des efforts. »
Les chiffres sont généralement encourageants pour la Nouvelle-Écosse. Entre le début janvier et la fin août, le nombre de visiteurs a progressé de 1 % par rapport à la même période l’an dernier, surtout en raison de l’apport de voyageurs canadiens. Les chiffres sont en baisse de 8 % pour les États-Unis et de 9 % pour les pays d’outre-mer, mais en hausse de 6 % pour le Canada. Les trois provinces de l’Atlantique représentent plus de la moitié de visiteurs de la Nouvelle-Écosse, tandis que 10 % des visiteurs canadiens viennent de l’Ontario.
Quatorze pour cent des visiteurs viennent de l’Ouest canadien. « L’économie albertaine étant florissante, le bassin de revenus disponibles y sera énorme, reconnaît M. Somers. Avec cette prospérité, beaucoup de gens font la navette entre les Maritimes et l’Ouest canadien. »
Comme d’autres destinations canadiennes, la Nouvelle-Écosse pâtit du fléchissement du marché américain. Selon John Somers, directeur du marketing à la division tourisme du ministère du Tourisme, de la Culture et du Patrimoine de la Nouvelle-Écosse, « les principaux coupables sont le dollar et la réticence des Américains face aux voyages à l’étranger. »
Il dit que cette année a été l’année du tourisme canadien : « Les plus fortes augmentations sont essentiellement attribuables à l’Ontario; en juillet, le tourisme routier a augmenté de 19 %, je crois. C’est assez contre-intuitif pour nous, mais nous avons créé un profil à l’aide de la promotion ‘Ceilidh in the Capital’ que nous avons présentée dans la région d’Ottawa cette année. »
M. Somers pense que la force de ce genre d’activités de marketing provient de l’identification d’un public cible qui correspond au concept de l’explorateur culturel, mis au point par la CCT. « En interrogeant nos clients, nous constatons que les voyageurs qui souhaitent venir en Nouvelle-Écosse [surtout à partir d’un marché moyennement ou très éloigné] désirent vraiment faire l’expérience des destinations qu’ils visitent et de la culture locale. Pour obtenir une solution gagnante, nous jumelons cette réalité au concept plus classique des expériences de plein air offertes en Nouvelle-Écosse. »
M. Somers dit que des recherches révèlent que beaucoup de voyageurs originaires de lieux moyennement éloignés perçoivent toujours la Nouvelle-Écosse comme une destination où l’on se rend en automobile. Or, son ministère travaille à une stratégie visant à tirer parti de l’accroissement du nombre de vols vers la Nouvelle-Écosse. Il dit que sa destination continue à investir un « montant d’argent assez important » dans le marché américain, qui représente toujours de 11 % à 12 % des visiteurs non résidents. « Malgré tous nos efforts, ce marché semble maintenant être en déclin un peu partout au Canada, dit-il. Nous essayons d’attirer les gens ici, tout en envisageant de nouveaux marchés comme l’Ouest canadien. Évidemment, l’Ontario, le Québec et les Maritimes ont toujours été importants pour nous, alors nous y déployons aussi des efforts. »
Les chiffres sont généralement encourageants pour la Nouvelle-Écosse. Entre le début janvier et la fin août, le nombre de visiteurs a progressé de 1 % par rapport à la même période l’an dernier, surtout en raison de l’apport de voyageurs canadiens. Les chiffres sont en baisse de 8 % pour les États-Unis et de 9 % pour les pays d’outre-mer, mais en hausse de 6 % pour le Canada. Les trois provinces de l’Atlantique représentent plus de la moitié de visiteurs de la Nouvelle-Écosse, tandis que 10 % des visiteurs canadiens viennent de l’Ontario.
Quatorze pour cent des visiteurs viennent de l’Ouest canadien. « L’économie albertaine étant florissante, le bassin de revenus disponibles y sera énorme, reconnaît M. Somers. Avec cette prospérité, beaucoup de gens font la navette entre les Maritimes et l’Ouest canadien. »
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Bienvenue Québec s'ajuste en vue de l'avenir
(article publié initialement dans TOURISME)
Les organismes qui s’interrogent sur les directions à prendre pour l’avenir sont souvent bien partis pour assurer leur durabilité. Tout indique que Bienvenue Québec et l’Association des propriétaires d’autobus du Québec (APAQ) prospèrent grâce à cette approche éprouvée. L’édition de la bourse du tourisme de cette année comportait une session dans laquelle on a posé aux acheteurs et aux vendeurs une série de questions élaborées par François Chevrier de l’École des sciences de la gestion (ESG) de l’Université du Québec à Montréal (UQÀM).
« L’APAQ (propriétaire de Bienvenue Québec) veut permettre à la formule de l'événement d’évoluer », dit M. Chevrier. « Les organisateurs ont examiné d’autres salons et j’ai analysé les sondages de tous les participants : ils sont très satisfaits de ce que Bienvenue Québec leur offre, mais l’APAQ veut constamment innover pour s’assurer que les participants restent fidèles à l'événement. »
M. Chevrier indique qu’en ce moment, l’APAQ analyse la structure de l’événement et songe à ajouter d’autres composantes. « Elle a constaté, par ses recherches, un intérêt naissant à offrir aux participants un plus grand nombre de possibilités de réseautage et de diffusion de renseignements. On veut, par exemple, connaître des experts qui annoncent de nouvelles tendances touristiques. »
Ces aspirations ont entraîné la tenue de tables rondes et de discussions entre experts et en groupe pour stimuler le dialogue. L’APAQ avait hâte de tenter l’expérience à Bienvenue Québec 2007, qui se tenaire au Saguenay. Il a adopté un nouveau concept qui s’est avéré très populaire, selon Marilyn Désy, coordonnatrice au développement et à la promotion.
« Cette [rencontre] entre vendeurs et acheteurs provient du besoin des vendeurs d’en apprendre davantage sur les acheteurs. Bienvenue Québec attire des joueurs importants, comme des représentants du secteur hôtelier, qui connaissent bien les acheteurs. Cependant, ce qui fait souvent ressortir l'attrait d’une destination, ce sont des petits joueurs et des événements phares qui rehaussent les programmes des voyagistes. »
Durant le Carrefour du tourisme francophone, les acheteurs se présentaient deux par deux à neuf tables rondes pendant des périodes de 11 minutes chacune. « Au Québec, nous avons en plus la dynamique linguistique [...] Pour que les rencontres soient fluides, les acheteurs francophones et anglophones sont regroupés séparément. Le vendeur doit s'adapter à la langue de l'acheteur. »
Mme Désy dit que plusieurs vendeurs n’avaient pas les moyens de participer à Bienvenue Québec. « Avec cette formule, le premier jour est consacré aux produits, à la connaissance du marché et au réseautage francophones, tandis que les deux autres jours sont consacrés à l’ensemble du marché. »
De l'avis des vendeurs participants, cette formule leur a été d'un grand profit. « Comme il y avait plusieurs acheteurs et vendeurs autour de la table, il semblait y avoir plus de nouvelles idées et nous avons obtenu de meilleures réponses à nos questions. J'ai trouvé l'exercice utile », de dire Pierre Derouin, directeur du Village québécois d’antan, de Drummondville.
Julie Bouliane s'occupe du service à la clientèle du parc national du Saguenay : « C'est ma première participation à Bienvenue Québec. J’ai assisté, par le passé, à d’autres salons où nous rencontrions nos clients en tête-à-tête. Cette formule permet de rompre la glace plus facilement : il nous prépare aux prochains rendez-vous et chaque participant a un peu de temps pour présenter ses activités, puis de poser des questions pertinentes sur ce que les acheteurs recherchent. »
Catherine Boulay, représentante de ManiganSes, un festival international des arts de la marionnette, à Jonquière, partageait cet avis. Elle avait l’impression que c’était une façon moins intimidante de faire ses débuts dans le monde des bourses touristiques.
Comme l’a fait remarquer Marilyn Désy, de l'APAQ, il est difficile pour les vendeurs de maximiser les occasions que présente cette bourse sans connaître de façon approfondie les besoins des acheteurs. « Ce genre d'activité encourage les vendeurs à écouter, aussi comprennent-ils mieux les réalités commerciales des acheteurs. »
Les organismes qui s’interrogent sur les directions à prendre pour l’avenir sont souvent bien partis pour assurer leur durabilité. Tout indique que Bienvenue Québec et l’Association des propriétaires d’autobus du Québec (APAQ) prospèrent grâce à cette approche éprouvée. L’édition de la bourse du tourisme de cette année comportait une session dans laquelle on a posé aux acheteurs et aux vendeurs une série de questions élaborées par François Chevrier de l’École des sciences de la gestion (ESG) de l’Université du Québec à Montréal (UQÀM).
« L’APAQ (propriétaire de Bienvenue Québec) veut permettre à la formule de l'événement d’évoluer », dit M. Chevrier. « Les organisateurs ont examiné d’autres salons et j’ai analysé les sondages de tous les participants : ils sont très satisfaits de ce que Bienvenue Québec leur offre, mais l’APAQ veut constamment innover pour s’assurer que les participants restent fidèles à l'événement. »
M. Chevrier indique qu’en ce moment, l’APAQ analyse la structure de l’événement et songe à ajouter d’autres composantes. « Elle a constaté, par ses recherches, un intérêt naissant à offrir aux participants un plus grand nombre de possibilités de réseautage et de diffusion de renseignements. On veut, par exemple, connaître des experts qui annoncent de nouvelles tendances touristiques. »
Ces aspirations ont entraîné la tenue de tables rondes et de discussions entre experts et en groupe pour stimuler le dialogue. L’APAQ avait hâte de tenter l’expérience à Bienvenue Québec 2007, qui se tenaire au Saguenay. Il a adopté un nouveau concept qui s’est avéré très populaire, selon Marilyn Désy, coordonnatrice au développement et à la promotion.
« Cette [rencontre] entre vendeurs et acheteurs provient du besoin des vendeurs d’en apprendre davantage sur les acheteurs. Bienvenue Québec attire des joueurs importants, comme des représentants du secteur hôtelier, qui connaissent bien les acheteurs. Cependant, ce qui fait souvent ressortir l'attrait d’une destination, ce sont des petits joueurs et des événements phares qui rehaussent les programmes des voyagistes. »
Durant le Carrefour du tourisme francophone, les acheteurs se présentaient deux par deux à neuf tables rondes pendant des périodes de 11 minutes chacune. « Au Québec, nous avons en plus la dynamique linguistique [...] Pour que les rencontres soient fluides, les acheteurs francophones et anglophones sont regroupés séparément. Le vendeur doit s'adapter à la langue de l'acheteur. »
Mme Désy dit que plusieurs vendeurs n’avaient pas les moyens de participer à Bienvenue Québec. « Avec cette formule, le premier jour est consacré aux produits, à la connaissance du marché et au réseautage francophones, tandis que les deux autres jours sont consacrés à l’ensemble du marché. »
De l'avis des vendeurs participants, cette formule leur a été d'un grand profit. « Comme il y avait plusieurs acheteurs et vendeurs autour de la table, il semblait y avoir plus de nouvelles idées et nous avons obtenu de meilleures réponses à nos questions. J'ai trouvé l'exercice utile », de dire Pierre Derouin, directeur du Village québécois d’antan, de Drummondville.
Julie Bouliane s'occupe du service à la clientèle du parc national du Saguenay : « C'est ma première participation à Bienvenue Québec. J’ai assisté, par le passé, à d’autres salons où nous rencontrions nos clients en tête-à-tête. Cette formule permet de rompre la glace plus facilement : il nous prépare aux prochains rendez-vous et chaque participant a un peu de temps pour présenter ses activités, puis de poser des questions pertinentes sur ce que les acheteurs recherchent. »
Catherine Boulay, représentante de ManiganSes, un festival international des arts de la marionnette, à Jonquière, partageait cet avis. Elle avait l’impression que c’était une façon moins intimidante de faire ses débuts dans le monde des bourses touristiques.
Comme l’a fait remarquer Marilyn Désy, de l'APAQ, il est difficile pour les vendeurs de maximiser les occasions que présente cette bourse sans connaître de façon approfondie les besoins des acheteurs. « Ce genre d'activité encourage les vendeurs à écouter, aussi comprennent-ils mieux les réalités commerciales des acheteurs. »
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Approche holistique du développement à Charlevoix

(article publié initialement dans TOURISME)
Photo: Marc Archambault / Le Massif
Quand Daniel Gauthier (du fameux Cirque du Soleil) a acheté, en 2002, la station de ski Le Massif à Petite-Rivière-Saint-François dans Charlevoix, il s'est vite rendu compte qu’il faudrait un projet de développement pour assurer la prospérité à long terme de la station. Il voulait transformer la station en une exploitation touristique quatre-saisons de renommée internationale, tout en préservant le paysage, le sens d’appartenance locale ainsi que le tissu des collectivités environnantes.
Selon Diane Laberge, directrice des communications du Groupe Le Massif, « le concept a changé pour inclure l’aménagement d’un hôtel de 150 chambres à la ferme historique Filbaie de Baie-Saint-Paul, à 20 kilomètres, ainsi qu’une gare pour desservir les clients entre la station de ski et l'hôtel. »
La navette ferroviaire fait partie d'un plus vaste plan de train touristique qui relie la ville de Québec et La Malbaie (pays du Fairmont – Le Manoir Richelieu). « À Baie-Saint-Paul, nous comptons construire une place publique, un marché et un salon d'exposition de 500 places », indique Mme Laberge. Elle ajoute que le projet se conformera aux principes de durabilité qui comprennent les aspects sociaux du développement et qui visent à offrir des perspectives d’emplois permanents et de qualité aux résidents locaux : « Nous espérons apporter un renouveau économique qui convaincra la jeune génération qui a quitté la région pour étudier ou travailler, d’y revenir. Nous collaborons avec des municipalités locales pour créer des programmes permettant à ces personnes d’accéder à la propriété. Il ne s’agit plus qu’un projet touristique, c’est un projet avec une mission véritable et une vision vraiment humaniste. »
Mme Laberge signale que les principaux éléments du projet devraient être fonctionnels d’ici l’été 2009, y compris l’installation d’une télécabine pour transporter les passagers qui débarquent du train jusqu’au pied de la station de ski.
Le projet a retenu l’attention de plusieurs investisseurs qui ont déjà lancé leurs plans de développement, compatibles avec ceux du Groupe Le Massif. Olivier Lerun, le directeur exécutif de Villa Marvic (qui appartient à une société de placement française) explique : « nous disposons d’environ sept millions de pieds carrés et nous visons à établir une coentreprise pour construire des hôtels ou des établissements d’accueil comme des spas. » La première construction de la société est une auberge de luxe de 7 000 pieds carrés dans un terrain de 200 000 pieds carrés. Elle utilise un système de chauffage géothermique avec des fenêtres conçues pour filtrer le soleil, minimisant ainsi le recours au conditionnement de l’air en été.
Mme Laberge dit que le Groupe Le Massif est conscient de la contrainte que son projet représente pour les autres promoteurs, compte tenu de l’importance pour les consommateurs des principes de durabilité. « Nous n’avons pas toutes les réponses. Le développement durable est au cœur de notre modèle de gestion, mais il nous faudra quelques années pour y arriver. Comme plusieurs, nous apprenons comment y parvenir. »
Mme Laberge espère que cette approche positionnera Charlevoix comme un modèle de pratiques avantageuses pour le tourisme international. Cette approche plaît à François Gariépy de Tourisme Charlevoix. « L’importance de ce projet pour la région de Charlevoix et la province réside dans l’engagement de M. Gauthier de respecter le fait que Charlevoix soit une réserve biosphère de l'UNESCO. Il s’est engagé à ne pas changer le paysage de Charlevoix et à ce que toute nouvelle construction ne dépasse pas les cimes des arbres dans le territoire Le Massif. » M. Gariépy constate que le projet inclut l'utilisation du territoire comme parc de recherche scientifique pour des entreprises canadiennes de technologie de pointe dans les domaines de l'énergie durable.
Le tourisme à Charlevoix est en soi une industrie du patrimoine et les nouveaux développements en sont le reflet. Le train touristique qui offrira aux voyageurs un panorama inégalé le long du St-Laurent s'arrêtera dans des villages comme Les Éboulements et Ste-Irénée et ira jusqu’à Pointe-au-Pic, où accostaient les légendaires « palais flottants » au début du siècle dernier.
« Le projet vise à attirer surtout des Européens » confie M. Gariépy. « Nous avons commencé à envoyer des ballons d'essai et j'ai le plaisir d'annoncer que nous obtenons des réponses positives, du Canada également. Les gens sont beaucoup plus réceptifs à l’idée de ce projet qu'on aurait pu penser au départ. »
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(article publié initialement dans TOURISME)
Claire Bessette de Jonview s’occupe du segment des voyages en groupe pour le Canada et des produits de groupe et autonomes pour le Canada atlantique. Elle a acquis une connaissance précieuse de ce qui est à la mode et de ce qui ne l’est pas, des facteurs déterminants dans les secteurs des circuits en autocar et en groupe.
« Pour les Européens, le Québec n’est plus tellement à la mode, contrairement à l'Asie et à l'Europe de l'Est. L’ouverture des pays de l'Europe de l'Est est un attrait pour les voyageurs européens, compte tenu d’une multitude de facteurs, dont la proximité et la compétitivité des prix (surtout des tarifs aériens) », dit Mme Bessette. « La Thaïlande, qui a souffert après le tsunami, a tout fait pour attirer de nouveau touristes, y compris offrir des produits irrésistibles et des expériences de grande qualité. »
Mme Bessette signale toutefois que le Québec, en tant que destination, est unique, en raison de la dimension linguistique qui ouvre tant de possibilités pour des organisateurs et des fournisseurs de voyages en autocar. « Je m'occupe des voyages en groupe des Européens francophones, notamment des Français, des Belges et des Luxembourgeois. Les fournisseurs doivent être extrêmement imaginatifs et novateurs. Il faut inculquer aux étrangers le désir de venir ici, et créer le besoin de visiter maintenant le Québec et le Canada », dit-elle.
« Nous ne sommes pas une destination dite ‘à risque’. Rien ne presse de venir ici. Dans dix ans, le Canada sera encore là, comme toujours, poursuit Mme Bessette, alors qu’ailleurs, comme en Chine, les gens pensent qu’il faut y aller avant que ça change. »
Mme Bessette croit que le Canada n’est pas considéré comme un lieu exotique. « Nous devons changer cette perception et devenir exotiques et, à cette fin, nous avons besoin de l'aide de tout le monde. L'industrie du tourisme évolue constamment, nous devons suivre les tendances du marché, sinon nous mourrons. »
« Si nous avons une idée pour inciter les gens à venir ici, nous devons la poursuivre », souligne Mme Bessette. « Il faut mettre à contribution les fournisseurs et les offices de tourisme et élaborer une offre touristique qui permettra au Canada de mieux frapper l’imagination des gens. »
Claire Bessette de Jonview s’occupe du segment des voyages en groupe pour le Canada et des produits de groupe et autonomes pour le Canada atlantique. Elle a acquis une connaissance précieuse de ce qui est à la mode et de ce qui ne l’est pas, des facteurs déterminants dans les secteurs des circuits en autocar et en groupe.
« Pour les Européens, le Québec n’est plus tellement à la mode, contrairement à l'Asie et à l'Europe de l'Est. L’ouverture des pays de l'Europe de l'Est est un attrait pour les voyageurs européens, compte tenu d’une multitude de facteurs, dont la proximité et la compétitivité des prix (surtout des tarifs aériens) », dit Mme Bessette. « La Thaïlande, qui a souffert après le tsunami, a tout fait pour attirer de nouveau touristes, y compris offrir des produits irrésistibles et des expériences de grande qualité. »
Mme Bessette signale toutefois que le Québec, en tant que destination, est unique, en raison de la dimension linguistique qui ouvre tant de possibilités pour des organisateurs et des fournisseurs de voyages en autocar. « Je m'occupe des voyages en groupe des Européens francophones, notamment des Français, des Belges et des Luxembourgeois. Les fournisseurs doivent être extrêmement imaginatifs et novateurs. Il faut inculquer aux étrangers le désir de venir ici, et créer le besoin de visiter maintenant le Québec et le Canada », dit-elle.
« Nous ne sommes pas une destination dite ‘à risque’. Rien ne presse de venir ici. Dans dix ans, le Canada sera encore là, comme toujours, poursuit Mme Bessette, alors qu’ailleurs, comme en Chine, les gens pensent qu’il faut y aller avant que ça change. »
Mme Bessette croit que le Canada n’est pas considéré comme un lieu exotique. « Nous devons changer cette perception et devenir exotiques et, à cette fin, nous avons besoin de l'aide de tout le monde. L'industrie du tourisme évolue constamment, nous devons suivre les tendances du marché, sinon nous mourrons. »
« Si nous avons une idée pour inciter les gens à venir ici, nous devons la poursuivre », souligne Mme Bessette. « Il faut mettre à contribution les fournisseurs et les offices de tourisme et élaborer une offre touristique qui permettra au Canada de mieux frapper l’imagination des gens. »
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